Opération nettoyage aux lacs de Desnes

Des bénévoles locaux, attachés au site, ont ramassé les monceaux de détritus abandonnés cet été.

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Les courageux bénévoles ont emmené plusieurs remorques de détritus à la déchetterie.

Un flotteur de pédalo, une batterie de voiture, une porte fenêtre, des tubes métalliques, de la nourriture périmée ou non, des bouteilles et des cannettes par centaines. Mais aussi une voiture abandonnée,  des monceaux de fibro-ciment amiantés, etc. Drôle d’inventaire à la Prévert conjugué par une vingtaine de bénévoles, amoureux du site et pour la plupart locaux.
Fin août, ils ont retroussé leurs manches pour un grand nettoyage de la partie ‘sauvage’ des gravières de Desnes : un coin de paradis, hélas truffé de déchets de toutes sortes au sortir de l’été. Il faut dire que la fréquentation du site a explosé à la faveur des canicules : “certains jours, chaque recoin était bondé” se remémore une bénévole du cru. Il y a encore 2 ou 3 ans, le site n’était guère connu que des locaux, mais désormais certains viennent y planter la tente ou y poser la caravane, attirés par cet espace de liberté mêlant nature et tranquillité. Une tranquillité désormais remise en cause puisqu’une minorité de fêtards prend parfois ses quartiers d’été sur les bords du lac, alcool et sono à l’appui.
“Desnes Plage (la plage officielle) ferme vers 20h et certains préfèrent faire la fête ici le soir” témoigne une bénévole. Des marginaux ou des amateurs de rodéo mécanique y trouvent aussi parfois asile, même si l’immense majorité des estivants viennent simplement pour s’y baigner en paix, souvent depuis des décennies.
C’est donc un patrimoine naturel commun et inaliénable qu’ils défendent : personne ne veut voir ici de barrières s’ériger, mais chacun appelle au respect d’un site qui mérite mieux qu’une dégradation accélérée.

Contact : Facebook Jura Desnes 

Quand le paradis se transforme en enfer : les rivages pollués par des plaques de fibro-ciment et une carcasse de voiture, entre autres.

Que faire ?

Certains habitués ramassent les détritus à chaque venue, mais il semble désormais indispensable de trouver d’autres solutions, car “les déchets appellent les déchets” : “un container pour déposer ses poubelles à l’entrée du site et/ou des panneaux pour demander à chacun de remporter ses déchets chez lui” par exemple évoquent des bénévoles. Le soutien d’une association de protection du site serait aussi un grand plus pour sauvegarder cette partie ‘sauvage’ qui ne semble pas intéresser les collectivités locales, investies dans ‘Desnes plage’.