Une belle histoire au fil du pinceau

Après un accident de la vie qui l'a rendu muette, Nadja Wolkhfart a trouvé un nouveau moyen d'expression et de résilience. 

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Nadja Wolkhfart, 38 ans, a trouvé dans la peinture un véritable moyen d'expression
C’est une belle histoire qui commence plutôt mal : le 1er janvier 2015, Nadja Wolkhfart, 34 ans, est victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Elle en réchappe de justesse, mais reste aphasique : “Du jour au lendemain, je ne pouvais plus parler, écrire, ou lire. Les mots étaient présents dans ma tête, mais n’arrivaient plus à sortir”.
Malgré ou grâce à cela, cette habitante de Mantry reprend ses toiles et ses pinceaux. Le violon d’Ingres qui l’habitait auparavant est devenu son moyen d’expression quasi exclusif. L’artiste amateur à fleur de peau a “un million de choses à dire”, mais un silence (heureusement décroissant) l’enveloppe.
Avec un grand coeur et une sensibilité à fleur de peau, elle jette sur ses toiles ses sentiments et ses doutes, l’amour et la colère, mère Nature et le “fric qui tue la Terre”. Tantôt abstraites, tantôt figuratives, sa quinzaine de toiles acryliques “qui dérangent” parfois est à découvrir au Leon’z café à Lons, jusqu’au 15 mai environ (au 1er étage).