Une association pour gérer le pôle entrepreneurial et numérique

Une digitale académie, un incubateur d’entreprise, un espace de coworking et un Fab Lab ouvriront en fin d’année dans l’ancien centre de tri postal de Lons (près de la gare SNCF).

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Le vaste bâtiment du centre de tri postal va connaitre une 2e vie à la pointe de l’innovation. En effet, Ecla (espace communautaire Lons agglomération) a adopté lors de son conseil du 24 janvier à Baume les Messieurs la création d’une association pour gérer le nouveau pôle entrepreneurial situé dans l’ancien centre de tri postal (du côté des quais de la gare). Y naitront à partir de l’automne 2019 une digitale académie, un incubateur d’entreprise, un espace de coworking, sans oublier le transfert du Fab lab (jusque là hébergé à la Marjorie, sous la maison de l’emploi). John Huet, conseiller communautaire en charge de l’économie explique que la digitale académie sera une avancée majeure pour le territoire :
« Certains jeunes décrochent après le bac, car l’éloignement géographique des universités suppose d’y louer un logement, d’avoir des ressources suffisantes, etc. ».
Si des étudiants ne vont pas à l’université, ce sera donc l’université qui viendra à eux.

Donner une deuxième chance à tous

Et pas n’importe laquelle : grâce à des partenariats signés avec le Centre national de l’enseignement à distance (Cned), des écoles de management, et la Fédération interuniversitaire de l’enseignement à distance (FIED) rassemblant 35 universités, « près de 1.200 diplômes seront accessibles à la digitale académie d’Ecla » annonce John Huet. Depuis le DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires, donnant une équivalence au Bac) en passant par les BTS, jusqu’aux Master 1 et 2 (Bac + 5) : de quoi donner des ailes et une deuxième chance à ceux qui ont décroché de leurs études ou ceux qui veulent se reconvertir. Cet outil révolutionnaire permettra aussi de s’affranchir des frontières, puisqu’on pourra y suivre des formations en anglais par exemple. Les cours s’effectueront à distance (à la manière du Cned) sous forme numérique, mais « il ne s’agit pas de formations au rabais » insiste John Huet : « l’inscription requierra 16 h de présence minimum par semaine, et des rendez-vous réguliers avec des professeurs permettront de suivre les candidats, qui auront d’ailleurs un statut d’étudiants » (voire une bourse pour ceux qui ont des ressources modestes).

Une aide et un accompagnement adéquat

Enfin, « les examens à l’issue de la digitale académie seront les mêmes que ceux passés après un cursus classique ». Un espace de coworking jouxtera la digitale académie : grâce à des tarifs très accessibles, il sera possible d’y louer un bureau et une connexion Internet pour une heure, une journée ou un mois.
L’incubateur d’entreprises tout proche permettra aux porteurs de projet (repérés par des partenaires tels que le BGE ou le Clus’ter Jura) de bénéficier d’une aide et d’un accompagnement adéquat. Dans cette configuration, « le taux de survie des entreprises atteint 60% au bout de 5 ans, contre seulement 40% pour les entreprises non accompagnées » précise John Huet.
Grâce à ses différentes facettes pilotées par la nouvelle association, le nouveau pôle conjuguera les verbes entreprendre, expérimenter, se former, se reconvertir et réussir au futur.