Quand l’actualité se télescope

Pour "sauver nos vies et nos emplois"...

0
211
CODESOHO et MBF Aluminium même combat!
SANTE ET ECONOMIE!
La DG de MBF Aluminium Adeline Munarolo en tête de cortège avec sa pancarte!
Yalcin Nail délégué syndical CGT MBF à la sortie de son entrevue avec la sous préfète Martinez
CODESOHO et MBF Aluminium même combat!

Après les 40 minutes d’interview du Président Macron de mercredi soir pour expliquer les pourquoi et comment du «Couvre-feu» nouveau, rappelant à nos ainés les heures sombres d’une histoire encore proche avec leur cortège de contraintes, suite à la recrudescence du Covid-19 dans notre pays, les manifestations se bousculaient le lendemain à Saint-Claude. Une première manifestation avait lieu devant une centaine de personnes sur le seuil de la Maison des Associations à la demande du CODESOHO pour la défense de l’Hôpital Public de Saint-Claude et plus largement de la santé pour tous dans le Jura et dans tout le pays.
Le président André  Jannet faisait l’exégèse du sujet :
« La coordination nationale des hôpitaux et maternité de proximité appelle à manifester partout en France ce jour ! Nous y sommes masqués, mais pas muselés ! Ils ne nous ferons pas fermer notre gueule ! Avant la crise COVID : 5000 lits en réanimation, après la pause COVID : 5000 lits en réanimation. Cherchez l’erreur ! Ils n’ont rien compris. Ils nous mentent, ne se soucient pas de l’hôpital public et continue de fermer les services…»

Quid de la relocalisation industrielle ?

En même temps, Adeline Munarolo, la nouvelle DG de MBF Aluminium depuis le 2 janvier 2020,  entreprise phare dans la cité, se trouvait en tête du cortège des quelques 140 salariés de l’entreprise et des syndicalistes CGT présents avec sa pancarte à la main «Sauvons MBF : 300 emplois»… Un dirigeant de société fermant son entreprise un jeudi matin pour appeler ses salariés à manifester, voilà qui n’est pas banal !
Ce qui mérite d’être souligné tant la démarche se veut exemplairement altruiste et bienveillante.
C’était pourtant le cas ce jeudi 15 octobre dans la rue principale de Saint-Claude.
En effet il y a à terme la crainte de fermer définitivement la fonderie san claudienne de 300 salariés à la suite de la suppression de la moitié des effectifs, annonçant la mort de l’entreprise, préconisée dans un rapport diligenté par la Direction Générale des Entreprises (DGE) du ministère de l’économie rendu public en juin dernier. Ce rapport réalisé par le cabinet allemand Roland Berger, est destiné à analyser le potentiel du secteur de la fonderie française. Les perspectives de production, les investissements mais aussi le sauvetage «d’emplois à risque» y sont analysés pour les grands donneurs d’ordre automobile, dont Renault, afin d’aller vers l’industrie du futur ou l’industrie 4.0, dans laquelle les salariés demeurent toujours apparemment la seule valeur d’ajustement…
Là aussi, cherchez l’erreur !