Jura. Saint-Claude : la victoire éclatante de Jean-Louis Millet

Le maire sortant en fin tacticien s’est joué des circonstances...

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Un dépouillement très sécurisé!
MUNICIPALES!
Beaucoup de monde confiné dans le Hall de la Salle des fêtes san claudienne!
Pour,Jean-Louis Millet pas de triomphalisme outrancier devant l’ampleur de la tâche à venir!
Fréderic Poncet reconnaissant la victoire sans bavure du maire sortant!
Francis Lahaut plutôt détendu!
Un dépouillement très sécurisé!

 

«C’est la plus belle victoire depuis 89, date à laquelle que je suis rentré en politique…» C’est par ces mots que Jean Louis Millet (46.52%) saluait son succès ainsi que celui de sa liste «Saint-Claude avec Vous», au soir de ce second tour des municipales dans la capitale haut jurassienne. Trois candidats au départ, à la fin il n’en reste qu’un et ce fut lui, après une campagne qui n’a pas atteint un niveau politique et contradictoire haut de gamme. Mais comme le veut souvent le genre, on n’a pas échappé aux attaques de café du commerce, chausse-trappes, aux contre-vérités, notamment avec l’absence de réunions publiques, et par la marche forcené des réseaux sociaux, du fait des dispositions sanitaires en place pour lutter contre le COVID…
Comme dans bon nombre de villes Jean-Louis Millet a admirablement joué sa partition de maire sortant en tirant partie de cette position dans la lutte contre l’épidémie et en symbiose avec Francis Lahaut, pour son combat viscéral de défense de l’Hôpital Louis Jaillon. Pour Frédéric Poncet (35.82%) le challenger au soir du premier tour, «le résultat est très clair Francis Lahaut (17.66%) communiste, a fait appeler à voter Jean-Louis Millet d’extrême droite… En face poursuit-il, nous avons eu deux candidats, qui se sont ligués contre nous…».
Au soir du 15 mars dernier, nous avions déjà entendu parler d’alliance objective…

Le match de trop pour Francis Lahaut ?

L’ancien maire de la ville, après un résultat très décevant au premier tour en tant que troisième, ne devait guère se faire d’illusions sur l’issue de la confrontation. En effet dit-il «nos appels à faire une union de la gauche, qui a été réussie à Lons-le-Saunier n’ont jamais été entendus ici, et moi je ne vois que cela, je n’ai pas d’autres leçons à retenir…» Cependant pour beaucoup d’observateurs présents, devant cet état de fait se posait la question du match de trop du leader communiste…
Seul l’avenir nous le dira.