Des ralentisseurs à herses pour sécuriser les manifestations

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Ca passe juste juste pour les véhicules les plus bas...

Après de nombreuses villes, Lons-le-Saunier s’essaye elle aussi à un « gendarme couché » anti-intrusion. Fabriqué dans le Jura par l’entreprise Dalitub (Saint-Claude), il est composé d’un ralentisseur muni de griffes rétractables (à volonté). Selon la PME, « il résiste au choc d’un véhicule-bélier de 7,5t lancé à 50km/h, et immobilise le véhicule sur une courte distance ». Autre avantage : grâce à son poids (500 kg par module), il n’est pas ancré au sol et peut se déplacer à volonté. Un système beaucoup plus léger à utiliser que le dispositif mis en place habituellement par la ville pour sécuriser les manifestations : installation de poids lourds en travers des chaussées (avec chauffeurs à proximité pour permettre aux véhicules d’urgence de passer si besoin), mise en place de lourds blocs de béton pour empêcher des véhicules kamikazes de s’introduire dans le périmètre de sécurité, etc.

Quelques critiques et la peur de “toucher”

Cette nouveauté, qui a été testée quelques jours devant le restaurant « Le Strasbourg », a soulevé quelques critiques de motards ou d’automobilistes : « c’est un gros dos d’âne, à passer très doucement ». Du côté de la ville de Lons, on rappelle que « ce ralentisseur est aux normes réglementaires et que sa tôle antidérapante possède un fort coefficient de frottement », de façon à éviter les chutes intempestives. Et que l’objectif consiste justement à faire respecter la limitation de vitesse (à cet endroit 30 km/h)… Reste qu’en pratique, des automobilistes ou des bus craignant de « toucher » ont fait des écarts sur la chaussée pour contourner l’obstacle jugé trop haut. Ce dispositif reste néanmoins une fierté de l’entreprise Dalitub : le spécialiste du tube depuis plus de 50 ans a été finaliste du prix de l’innovation – décerné en octobre 2018 par l’association des maires de France – et voit les commandes s’amplifier. La ville de Lons pourrait sécuriser tout l’hyper-centre (place de la Liberté) plus facilement d’ici cet été, avec 7 “gendarmes couchés” de ce type.

Les herses (en jaune) peuvent être relevées pour interdire le passage.