Un projet de recyclage et de valorisation des masques usagés à l’étude

Danielle Brulebois, députée du Jura s’est rendue jeudi dernier à l’entreprise Rudologia. Cette visite intervient dans le cadre de la mission de recyclage et de valorisation des masques usagés qui lui a été confié à l’Assemblée Nationale. Les travaux de cette mission feront l’objet d’un rapport.

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Créé en 2002, Rudologia est une association qui réunit tous les secteurs du déchet et les fédère autour de projets communs. C’est pour cette raison qu’elle a été choisie pour mener une étude sur le recyclage des masques usagés. Julien Bouzenot, directeur de Rudologia rappelle qu’un masque qui pèse 4 grammes est composé à 50% de polypropylène, le reste d’élastomère et de métal, donc recyclable à 100%. « Nous avons  un centre de ressource et de veille qui s’appelle Rudoflash ou plus d’un millier d’informations dans le secteur du déchet sont collectées, d’où la réputation nationale et même internationale que nous avons. Cette banque de données est ouverte gratuitement. Cela fait donc plusieurs mois que nous recueillons des informations sur les masques”.

On reconnaîtra Danielle Brulebois et Julien Bouzenot.

Une étude menée au niveau national mais qui tient compte des spécificités locales

Cette étude confiée à deux parlementaires est mené au nouveau national, mais comme le fait remarquer la député Danielle Brulebois : « On s’aperçoit que pour cela se mette en place, il faut partir du local. De manière globale, au début, on a vu les associations d’élus, ainsi que les collectivités, qui nous parlaient des réserves que suscitaient une telle opération, que ce soit la décontamination, la collecte, mais surtout comment trouver l’équilibre financier. Mais, on a trouvé aussi des gens qui avaient des solutions, comme la ville de Tours qui a organisé la collecte des masques et qui a permis de créer entre 40 et 50 emplois. On a aussi trouvé des industriels qui maitrisent le process et sont capables de décontaminer aux U.V. et de broyer le polypropylène pour en faire des granulés ».
Il faut donc identifier les gisements, trouver les industriels et les débouchés ainsi que les fréquences d’enlèvement.
Le plus long sera peut-être de mettre tout le monde autour de la table et de trouver un consensus.
A suivre.