Un premier budget sous le signe de la “dette grise”

La nouvelle majorité a listé l'héritage laissé par l'ancienne, un héritage qui comprendrait entre autres 1,16 million € pour dépolluer la maison de santé. 

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Après 1.400 vaccinations par semaine à Juraparc, le rythme est tombé à 1.400 vaccinations...par mois. Photo : Jean-Marc Fouqueau.

 

“Là est l’héritage qui nous a été légué…”

 

La nouvelle majorité municipale a présenté fin février son premier budget, en l’occurrence pour l’année 2021. Un budget “prudent, raisonnable mais volontariste” selon le maire, Jean-Yves Ravier. En cause la pandémie économico-sanitaire, mais aussi “une facture invisible, celle de la dette grise. Là est l’héritage qui nous a été légué : l’ancien hôtel de ville, l’hôtel de Balay, l’ancienne école Briand, l’Hôtel-Dieu, l’ancien collège de Montciel, la maison de quartier des Pendants…
Tous ces bâtiments vont nécessiter dans les années qui viennent des réhabilitations lourdes et coûteuses”. Autant de dossiers qualifiés par Jean-Yves Ravier de “nombreux, complexes et massifs”.
De son côté, Christophe Bois, conseiller municipal de la minorité, a affirmé : “J’ai l’impression d’entamer la 7e année du précédent mandat, plutôt que la première année du mandat d’une nouvelle équipe”.
Suspecté de dérives sur le budget de fonctionnement, Jean-Yves Ravier est monté d’un ton : “Je suis content de favoriser le fonctionnement”, faisant référence à des contrats précaires, et ” du personnel embauché depuis 20 ans sans augmentation de salaire” (sous l’ancienne majorité…).
Au final, les dépenses de fonctionnement s’établissent à 22,5 millions d’euros (contre 21,5 millions d’euros en 2020), une légère baisse soulignée par Willy Bourgeois, adjoint aux finances.

 

La pollution de la maison de santé fait un peu désordre…

La santé n’a-t-elle pas de prix ?

C’est la question posée en substance par Jean-Philippe Huelin, autre conseiller municipal de la minorité, à propos de la Maison de santé, ou plutôt de la dépollution de son sol chiffrée à  1,16 million d’euros.
“Il faudrait être sûr…” a t-il lancé, avant de s’engager dans ces travaux très couteux.
Jean-Yves Ravier a rappelé que cette pollution remonte au début du siècle dernier, date à laquelle les Mouillères hébergeaient fabrication de verres de lunettes (Bourgeois) et autres blanchisserie industrielle (Fayard). D’où la présence confirmée de trichloréthylène ” qui peut entraîner des risques de cancer du rein extrêmement faibles, mais pas nuls”.
Bertrand Weigele, directeur des services techniques, a précisé qu’une ventilation accrue des locaux exigerait “des réglages fins”, et que des travaux plus importants seraient en substance inéluctables. Ceci d’autant plus que ” la pollution a migré dans la nappe phréatique” et se déplace dans la direction nord-est du site…
A l’issue d’une étude chiffrée à 196.000€, 3.000 m3 de terre pourraient être évacués, une opération à prévoir “fin 2021” selon le maire de Lons.

Les vaccinations divisées par quatre

Jean-Yves Ravier a fait le bilan des vaccinations entamées depuis le 7 janvier à Juraparc. Jusqu’à la mi-février, le rythme était de “1.400 vaccination par semaine” (soit environ 6.500 vaccinés à cette date), ceci grâce à une forte mobilisation.
30 personnes font vivre ce site chaque jour : 4 à 6 bénévoles du CCAS, 4 à 6 agents administratifs, 8 infirmières, 6 médecins, etc. Hélas “faute d’approvisionnement”, le rythme attendu tombera à 1.400 vaccins… par mois en mars.

Carte scolaire : plus de peur que de mal

Jean-Yves Ravier a donné des informations rassurantes sur la rentrée 2021. En effet, selon lui, plusieurs écoles risquaient de perdre des postes d’enseignants (et deux postes sur le dispositif “plus de maîtres que de classes”) en raison d’une baisse présumée des effectifs. En réalité il n’en serait rien : selon les prévisions récentes (confirmées par le directeur d’académie), Dolto devrait passer de 182 à 184 élèves, Prévert de 110 à 114, Rollet de 161 à 172 et  Paul-Émile Victor de 66 à  80 élèves.