Un partenariat pour sensibiliser à l’autisme

L’Association relais autisme, des lycéens de Montciel et la boulangerie Le Pétrin Ribeïrou se sont associés dans le cadre d’une opération qui a duré cinq jours à Lons-le-Saunier.

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Bénévoles d'ARA, lycéens de Montciel et employés de la boulangerie se sont associés pour faire connaitre l'autisme.

« Pour toute pâtisserie achetée, 10 % de la vente est reversée à l’association. » Les bénévoles d’ARA (Association relais autisme) ont accueilli pendant cinq jours la clientèle du Pétrin Ribeïrou à Lons-le-Saunier avec ce message.

L’objectif de l’opération, menée également avec les classes CAP commerce et vente du lycée Montciel, sur le terrain derrière le comptoir, était de faire connaître l’association et de sensibiliser les jeunes au handicap, à l’autisme, et ce d’autant plus que l’établissement dispose d’une classe Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire).

Avec cette opération, la vingtaine de bénévoles actifs – des parents, des professionnels, des personnes sensibilisées par le bien-être des personnes autistes – ont profité d’un bénéfice et sensibiliser à la fois les clients et les jeunes. « 50 % des gens s’arrêtent et nous écoutent, constatait le vice-président d’ARA, Philippe Maïna. 30 % font l’effort d’acheter des pâtisseries. On a des personnes qui sont venus toute la semaine pour participer ! »

Une kermesse le 6 juillet

Prochaine opération de l’association jurassienne, créée en 2016 – qui aide une cinquantaine de famille et dont le projet principal est d’ouvrir une maison de répit pour celles-ci -, une kermesse, le 6 juillet, sur la place de la Liberté. ARA en profitera pour faire également connaître les autres associations qui interviennent dans tous les secteurs du handicap, ceci afin que les gens se rencontrent, dans le cadre d’une journée qui se veut ludique.

Pour les lycéens participant, l’opération ne s’arrête pas là. Avant la vente, il y a eu tout un travail de préparation, communication… avec Muriel Pouget, enseignante coordinatrice de l’Ulis, et Annie Guy, professeur de français. Un quizz va désormais être distribué pour voir ce qu’ont retenu les jeunes du message qu’a voulu faire passer l’association.

« Ce projet pédagogique était intéressant au niveau des élèves et sur les retombées qu’il peut avoir car beaucoup de gens ne savent pas de quoi l’autisme relève », concluait Christian Bossert, le patron de la boulangerie.