Des réfugiés candidats au travail

Face aux difficultés de recrutement sur des métiers en tension, Pole emploi a offert une chance d’embauche à des ex-migrants.

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Une trentaine de réfugiés ont postulé à des emplois sur des secteurs en tension.

Venus de Saint-Claude, Dole, Lons et ailleurs, une trentaine de réfugiés (pour la plupart d’origine africaine) ont participé à un job dating dans les locaux lédoniens de Pole Emploi. But du ‘jeu’ : échanger avec 6 ou 7 entreprises jurassiennes de bâtiment et travaux publics en manque de main d’œuvre. D’après Indibat, agence d’intérim spécialisée, de nombreux profils sont requis pour mener à bien les chantiers présents et futurs : « façadiers, bardeurs, maçons, charpentiers, couvreurs, conducteur d’engins, poseurs d’isolation etc. ». Avec une difficulté particulière pour recruter des professionnels qualifiés. D’où sa stratégie -adoptée aussi par certaines entreprises- de former des hommes ou des femmes « ponctuels, assidus, motivés et dotés d’un savoir-être ».
Si la motivation, voire l’expérience des réfugiés surpasse celle des autochtones, le bât blesse souvent sur la maîtrise de la langue. Perrine Michel, déléguée à l’intégration des réfugiés du Jura, a mis en avant « leurs cours de français », qui peuvent être doublés d’autres cours spécifiques au BTP.
Elle a également insisté sur leur statut : « Ces réfugiés bénéficient d’un statut légal et donc de papiers », contrairement aux demandeurs d’asile dont la requête n’a pas encore abouti. Selon elle, le Jura compte actuellement environ 800 réfugiés, dont 25% sont des jeunes de moins de 25 ans seuls. Même s’ils sont actuellement logés par l’état, leur mobilité constitue un atout de plus pour les employeurs… En parallèle, une cinquantaine d’autres demandeurs d’emploi de nationalité française cette fois se sont eux aussi prêté au jeu des questions-réponses avec les employeurs. Des employeurs dont la difficulté au final, demeure d’avoir assez de personnel en interne pour former ces recrues non qualifiées…