Un collectif organise une gratiféria

Dernièrement, la deuxième édition de la gratiféria organisée par le collectif KesKonFé fut un réel succès. Dans la salle des fêtes d’Ounans – prêtée gratuitement par la mairie pour l’occasion – des centaines de personnes défilèrent entre les stands du marché gratuit. Loin d’être oxymoriques, ces termes révèlent la richesse de cette action citoyenne.

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« L’idée, c’est de donner une deuxième vie à ce dont nous nous servons plus en donnant à autrui. Il n’y a pas d’échange d’argent dans cette manifestation » soulignent Aurore, Odile, Floriane, Florence et Gaëlle.

Les prémices d’un collectif

Il y a quelques années, le film Qu’est-ce que l’on attend ? de Marie-Monique Robin inspira deux citoyens qui voulurent trouver des alternatives environnementales adaptables au Val d’Amour. Bientôt, le collectif KesKonFé naquit. À son paroxysme, celui-ci comptait une soixantaine de personnes.

Sept commissions d’une demi-douzaine d’individus furent alors créées autour de sept thématiques (déchets, alimentation, énergie…). Émergent d’une réflexion commune, un marché gratuit fut proposé.

Importés d’Amérique latine, les gratiférias sont un moyen efficace de lutter contre le gaspillage matériel et la pauvreté. Proposition permettant d’agir localement en pensant globalement, ces marchés gratuits sont de plus en plus fréquents.

Le credo est simple : « tous ensemble, on peut accompagner un changement progressif de notre rapport à la consommation ».

Du civisme, encore du civisme, toujours du civisme…

« L’idée, c’est de donner une deuxième vie à ce dont nous nous servons plus en donnant à autrui. Il n’y a pas d’échange d’argent dans cette manifestation » soulignent Aurore, Odile, Floriane, Florence et Gaëlle. Ces citoyennes engagées reconnaissent la diversité des objets donnés. Le principe est simple : « chacun amène – ou non – ce qu’il veut . On donne, on se sert, le tout sans échange monétaire ». En appelant au civisme de chacun, les gratiférias permettent véritablement de responsabiliser la population.

De ce fait, les visiteurs sont globalement surpris par ces nouvelles règles du jeu. N’ayant pas besoin de payer ce qu’ils désirent, beaucoup hésitent à emporter ce dont ils ont besoin. Évidemment, l’objectif n’est pas de devenir le fournisseur officiel des brocanteurs. Alors, les organisatrices veillent au bon déroulement de cette action basée sur le respect.

Les objets donnés sont divers.

Une alternative appelée à se développer

Au milieu des livres, des peluches et des vêtements, la visiteuse Michelle, salue cette idée brillante, « je suis un peu branché pour tout ce qui est du partage. J’ai été prévenu trop tard de cette gratiféria. L’année prochaine, je viendrai avec un stand. Je trouve que l’idée est intéressante. Je crois qu’à l’avenir, il va falloir déployer la solidarité et les échanges ». Une femme conquise qui prouve l’impact synergique de cette manifestation appelée à se développer.

Ces actions sont une alternative à la société de consommation devenue dangereuse pour notre espèce. Le credo est simple : « tous ensemble, on peut accompagner un changement progressif de notre rapport à la consommation ».

Une nouvelle gratiféria devrait être organisée au printemps par les citoyens actifs du collectif.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page facebook du collectif : https://www.facebook.com/kkfjmj/