Un bilan touristique mi figue-mi raisin

Cascades et lacs qui avaient cartonné l'an dernier ont bu la tasse, mais la saison reste assez correcte.

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Au Frasnois, le lac de Narlay a attiré des vacanciers en quête de nature.

D’après le maire du Frasnois, Jean-Paul Maître, la fréquentation touristique a logiquement pâti du pluvieux mois de Juillet avant de se reprendre en août et septembre. Si les baignades ont été partiellement boudées, « il y a eu beaucoup de randonneurs à pied et en VTT » souligne le premier édile. De quoi donner de l’espoir pour le développement éco-touristique des Quatre lacs, puisque l’objectif de la commune tend vers un tourisme plus ‘vert’.
Avec le soutien de la communauté de communes, il souligne que les réseaux d’assainissement des différents villages alentours ont été rénovés dernièrement, et ce sera au tour de la fromagerie du Frasnois d’améliorer son épuration en 2022. Pour compléter l’information délivrée aux touristes, Jean Paul Maître mise sur un accompagnement de ceux-ci sur le terrain via des promenades commentées par exemple. Pour leur conter l’histoire du lac de la Motte ou les différences hydrologiques entre les quatre lacs, des bénévoles ou un agent communal pourraient être sollicités. Histoire par exemple de faire comprendre pourquoi il est possible de pratiquer l’été le paddle au milieu du lac, mais pas au milieu des roseaux…
L’autre projet majeur pour l’automne et l’hiver 2021-2022 concerne la rénovation du snack du camping : « l’ancien sera rasé et grâce à 4 mois de travaux, nous bénéficions d’un beau complexe » conclut le maire qui se réjouit de constater moins d’incivilités : quand on amène son repas, on remporte ses déchets, quoi de plus naturel ?

Au Relais de l’Eventail, la fréquentation estivale a été assez décevante. Photo © Jura Tourisme

Le camping du Hérisson aussi impacté

Pour leur première saison à la tête du bar restaurant et du camping « Le Relais de l’Eventail », les gérants n’ont pas été gâtés. David Gambier, le gérant, estime que la météo arrosée a amputé la fréquentation d’environ les deux tiers. Un naufrage adouci par une fin d’été plus clémente, heureusement.

Quoi qu’il en soit, David Gambier a constaté que -comme prévu- de nombreux français sont restés en France, le reste des estivants se répartissant entre suisses, néerlandais, belges, anglais, etc. Une conséquence logique des problématiques sanitaires…

Les cascades jurassiennes ont fait le plein grâce à leur débit conséquent, comme ici dans les gorges de la Langouette.