Troisième conférence régionale de l’économie sociale et solidaire en Bourgogne-Franche-Comté

Mercredi 16 septembre, à la Commanderie à Dole s’est tenue la troisième édition de la Conférence régionale de l’Economie sociale et solidaire en Bourgogne-Franche-Comté. On notait entre autres la présence de Eric Pierrat, secrétaire général pour les affaires régionales, Jean Philippe Sarrette, directeur du développement commercial et territorial, directeur adjoint de la banque des territoires, et Denis Hameau, vice-président de l’ESS de la région.

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Des tables rondes étaient organisées l'aprèe-mdi.

L’économie sociale et solidaire est actrice de la transition économique et écologique.
Cette journée a été l’occasion de faire un état des lieux de son développement dans la région. Le matin étant consacré au bilan et à la restitution de l’étude « Dynamiques collectives de transition dans les territoires ». L’après-midi étant réservée à deux tables rondes, une sur les dispositifs publics et privés de soutien aux structures, et l’autre aux dispositifs d’accompagnement.
Si depuis 2016 la part de l’ESS dans la région a tendance à diminuer légèrement, elle représente encore plus de 11% des emplois, soit 87 000 emplois temps plein. Pour le Jura, ce sont prés de 1000 entreprises qui emploient prés de 9 000 personnes soit l’équivalent de 7 600 temps pleins. Ces entreprises portent un potentiel fort dans une perspective de changement de production des biens et des services et sont actrices de la transition économique et écologique des territoires.

Hugues Sibille.

Trois dynamiques étudiées dans la région

C’est Hugues Sibille, président Du labo de l’ESS qui a présenté le rapport de l’étude « Dynamiques collectives de transition dans les territoires ». Dans la région, trois dynamiques ont été étudiées : Villages du futur dans le Morvan, territoire zéro chômeurs de longue durée à Premery dans la Nièvre et Start-Up de territoire à Lons le Saunier.
Cette étude fait ressortir le besoin de développer une culture entrepreneuriale collective dont le but est de sensibiliser et former les habitants, inscrire l’entrepreneuriat dans le territoire, offrir un accompagnement individuel au projet et enfin s’ouvrir aux réseaux extérieurs. Hugues Sibille s’attache surtout à démontrer que pour aboutir à des structures pérennes, il faut accepter de financer les dépenses d’investissement, l’argent étant comme chacun le sait “le nerf de la guerre”…

Denis Hameau.

Un dispositif de relance de près de 10,5 millions d’euros

Pour que les entreprises de l’ESS dépassent la situation de crise et rebondissent rapidement, le conseil régional de BFC, les départements, le réseau France Active et la Banque des Territoires entre autres ont décidé de déployer un dispositif de relance. Ce programme de près de 10,5 millions doit permettre de soutenir et préserver l’économie sociale et solidaire. Ces aides sont axées sur la possibilité de bénéficier d’un accompagnement, d’aides remboursables de 5000 à 100 00 euros  pouvant aller de 6 mois à 5 ans, des aides non remboursables jusqu’à 30 000 euros. Le focus étant mis également sur la formation, car les structures de l’ESS ont du mal à recruter et la crise a freiné la mobilisation des 540 000 bénévoles que comptent la région.

Jean phiilippe Sarrette.

Avec le projet Résilience, le Clus’ter jura fabrique des masques pour toute la France

C’est dans le cadre d’un projet national Résilience que la structure a mis en place un atelier de fabrication de masques à Lons le Saunier. Le projet s’est concrétisé le 12 mai 2020 et la production a été lancée le 20 mai. Camille Henrion du Clus’ter parle de ce pari réussi : “Depuis 6 mois, nous étions en réflexion sur la création d’un atelier de formation textile en lien avec trois couturières de Lons. Puis, la crise du Covid est arrivée avec la nécessité de relocaliser la fabrication de masques. Nous avons créé une unité qui s’appelle l’Atelier Textile jurassien. Nous avons eu un investissement financier de 15 000 euros pour acheter les machines, une autre entreprise a mis à disposition une surface de 150m2 de locaux industriel, la ville a contribué avec du matériel comme des tables et des chaises. Aujourd’hui, l’atelier emploie 14 salariés qui produisent 1300 masques/jour. Nous utiliserons cette production comme une pompe d’amorçage pour relocaliser. Plusieurs partenariats sont en cours avec des acteurs locaux pour des productions à façon (vêtements de travail, t.shirts…)”.

Camille Henrion.