Trois questions à Mario Morisi, auteur de la “première fiction multimédia de l’histoire”

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Mario Morisi.

Mario Morisi, vous venez de sortir Soldata Sana, un “algoroman”, que vous qualifiez comme “première fiction multimédia de l’histoire”. Pouvez-vous nous dévoiler en avant-première, en quoi consiste ce concept insolite ?
En novembre 2011, j’accompagne ma fille qui doit étudier un an à New York.
L’été suivant, je passe trois mois dans la maisonnette de ma famille en Italie où je fais la connaissance d’un cousin qui a été détective dans la police de New York et d’un héros de la guerre du Pacifique de la région dont la famille a fondé un restaurant devenu célèbre à Manhattan. L’idée me vient alors de raconter l’histoire de ma tante Maria Rosa, une gamine de 17 ans qui a fui Mussolini en 1922. Je me jette dans les archives, je cherche des témoins et j’échafaude un projet que la Région valide en m’accordant une bourse en 2014. Quatre ans plus tard, j’ai accumulé une montagne de témoignages et d’informations. Je retourne à New York où je visite les parages où les Italiens de ma région ont vécu de 1910 à nos jours. C’est là que l’idée me vient d’imaginer un « dvd de papier » avec de multiples scènes et aventures,  des descriptions audio et vidéo, des liens et des bonus…
Fin 2020, nous y sommes ! J’invite le lecteur-voyageur à monter dans un convoi high-tech de 564 pages, 1 200 000 signes et 200 000 mots, qui le projette à la recherche de Maria Rosa Jones, une traque en 4D et une traversée du XXe siècle entre l’Italie de mes ancêtres et New York, via Dole, Besançon et le Paris d’hier et d’aujourd’hui.
Derrière tout ça, une seule question : qui était Maria Rosa Jones ? Une gamine anonyme, une opportuniste, une activiste, une famme fatale en odeur de mafia, une malade mentale ?  Telle est donc la première série Netflix « de papier », une saga où les amateurs de cinéma, de musique et de séries TV vont se régaler entre thriller et poésie, cruauté, sexe et rock’n’roll, et les autres découvrir l’Italie de l’émigration et l’histoire du XXe siècle de l’intérieur avec le son et les images, de la musique et des personnages hauts en couleur, comme dans un film, mais dans un vrai livre.

Vous serez, cette semaine et la suivante, à Dole et Besançon pour des séances de dédicace, qu’attendez vous de ces échanges avec vos lecteurs ?
“Soldata Sana” est ma vingt-cinquième parution, une aventure contrariée pour cause de Covid. Deux éditeurs intéressés par le projet ont dû déclarer forfait, de sorte que j’ai lancé une souscription de 111 donateurs parmi lesquels, outre des complices habitant la Finlande, les États-Unis, la Suisse, Le Québec et l’Italie, on recense surtout une cinquantaine de Dolois émérites et autant de Bisontins et de Franc-Comtois. D’où ma présence à Dole et à Besançon du 6 au 20 octobre.
À noter que “Soldata” n’en restera pas à une distribution confidentielle, puisque Michel et Agnès Siegwart, des éditions Gunten à Dole, ont relevé le défi et fait que “Soldata Sana,, un algoroman”, soit disponible dans toutes les libraires, en ligne et sur Amazon.
Ce que j’attends de ces rencontres ? Des moments chaleureux place aux Fleurs, au micro de RCF et avec mes amis lecteurs tandis que je remettrai, dédicacerai et commenterai ma dernière folie sous la bienveillante protection de cette chère Mumu…
(Ndlr : de 10 heures à 18 heures, du mardi 6 au vendredi 9 octobre)

Vous qui enchainez les projets, à quelle nouvelle œuvre allez-vous maintenant vous attelez ?
J’ai l’habitude d’écrire « sur plusieurs tables » et de mener mes projets en parallèle. Pour faire court, j’ai profité des mois de confinement pour entamer plusieurs volumes de mémoires que j’appellerai « Mon fils, tu vois le monsieur là-bas », qui racontera mes tribulations ici-bas du 1 er janvier 1951 à fin 2020 dont une grande partie concernera la Franche-Comté où mon père m’a amené en août 1958…
Par ailleurs je prépare « Boulevard des Nouvelles », un recueil de six histoires courtes parues dans des revues ou inédites. Je projette par ailleurs de publier 4 scénarios de films non tournés, des textes de théâtre et une sélection des meilleurs articles et entretiens que j’ai publiés en tant que journaliste entre 1989 et 2017 en France et en Italie.
Pour le reste, ça infuse. Il faut laisser le temps au temps…

“Soldata Sana, un algoroman”, aux Editions Gunten. 564 p. , 29, 90 € : https://www.editionsgunten.com/z-soldata.html
Disponible en librairie par Dilicom, sur le site de l’éditeur, et sur Amazon, etc.
Mario Morisi sera à Dole du mardi 6 octobre au lundi 12 octobre.
Joignable au 0678507876 ou par mail :  mamorisi@orange.fr

Pour en savoir plus sur le premier roman multimédia de l’histoire :
http://www.mariomorisi.eu/

Mario Morisi.