Tourisme : les nouveautés à venir

Le territoire de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura (CCCNJ) se transformera grâce à des projets axés sur le tourisme « vert ».

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Un gros potentiel touristique pour le Grand chalet et ses 160 lits.

L’aménagement de la source de l’Ain fera partie des « projets forts » pour 2019 a indiqué Clément Pernot, président de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura (CCCNJ), ajoutant qu’il « comptait sur l’implication de tous » et  surtout des maires concernés pour le faire aboutir. Avec la Langouette et la Saine, les cours d’eau offriront un panel de paysages varié et attractif aux touristes, mais aussi aux locaux. Autre richesse naturelle méconnue : la tourbière de l’étang Marquis à Sapois, qui pourrait être valorisée au point de vue du tourisme « vert ». Le président Pernot insiste également sur le « haut potentiel » de deux équipements touristiques : le chalet de la Haute-Joux à Cerniébaud et l’hôtel du grand Chalet à Foncine le Haut.

160 lits à vendre à Foncine

Ce dernier arrive à un tournant de sa vie : après une riche histoire depuis 1987 l’ex- Vitahôtel a été repris par Gilles et Nancy Rathier en 1995. Grâce à un long et gros travail, les 57 chambres (160 lits) affichaient souvent complets grâce à un mix original entre l’hôtellerie traditionnelle et un village club, mais les temps changent. Un peu partout les hôtels perdent du terrain au profit d’autres structures (résidences de tourisme par exemple), et se vendent mal. Ce qui est le cas du Grand Chalet, qui cherche un acquéreur depuis 5 ans au tarif affiché de 1,67 million € (pour les seuls murs). Mais cette fois, Gilles Rathier et son épouse ont pris leur décision : « Nous arrêtons notre activité en mars 2019 » afin de ne pas se mettre financièrement en danger et de ne pas prendre de risques inconsidérés. Les vacanciers ont donc profité des dernières semaines de la dernière saison avec délice, grâce à sa bonne situation et ses équipements, piscine intérieure ouverte et chauffée toute l’année, sauna, espace cardio training, service massage, grand parc arboré, etc. Malgré cela les clients en veulent davantage : »Nos équipements sont trop petits pour répondre aux attentes actuelles ». Il faudrait de grandes piscines, des chambres plus grandes, des animations pour les enfants et les adultes, confie le dynamique propriétaire qui croit à un tourisme qualitatif.

Peu de chances pour un repreneur privé

Ces pistes pourraient d’ailleurs permettre à l’hôtel de monter en gamme et proposer des services très « tendances » comme la balnéothérapie ou plus généralement le bien-être.  Gilles Rathier espère que cette voie pourra prendre le relais d’un tourisme « social » historique (colonie de vacances, centre de vacances, etc.) qui a fait son temps. Lucide sur les perspectives de remplissage en hiver, il ajoute « ne plus croire à une reprise par un privé », puisque ceux-ci ont défilé en vain depuis 5 ans. En cause, un taux d’occupation aléatoire durant les saisons hivernales marquées par des déficits nivologiques : « Les gens planifient leurs vacances d’hiver à l’avance, en fonction des saisons précédentes ». Un organisme social pourrait le reprendre pour le transformer en village-vacances, sans utiliser le potentiel de ce navire-amiral du tourisme foncinois, ce qui serait dommage. Le propriétaire est en contact avec la CCCNJ : Clément Pernot estime pour sa part que ce sont d’importantes retombées économiques qui sont en jeu pour Foncine, et la comcom espère donc qu’une solution voie le jour.