Plus de TIG pour moins d’emprisonnements

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Les organisateurs espèrent que d'autres organismes contribueront à la réinsertion des TIGistes.

Comment apporter du sens à une condamnation pénale ?
Lorsqu’elle est courte, la justice dispose d’une alternative à la prison : les Travaux d’Intérêt Généraux (TIG), qui consistent à effectuer un travail non rémunéré (20 à 120 heures en cas de contravention, 20 à 280 heures en cas de délit) au sein d’une structure d’accueil. Celle-ci peut être variée : collectivité territoriale, établissement public, association habilitée ont expliqué Céline Bertetto et Angélika Lemaire, juges de l’application des peines auprès du TGI de Lons-le-Saunier.
Une trentaine de ces partenaires potentiels ont répondu à l’invitation du Service pénitentiaire d’insertion et de probation Doubs/Jura (SPIP) le 28 juin à Lons-le-Saunier. Céline Bertetto et Angélika Lemaire leur ont rappelé les limites du dispositif, qui ne peut être substitué qu’à une peine légère (prison ferme inférieure ou égale à 6 mois, contravention de 5e clase, etc.). Et insisté sur son principal intérêt (outre celui d’éviter un accroissement de la surpopulation carcérale) : « effectuer une activité utile pour la société avec une dimension réparatrice, tout en évitant les effets désocialisants de l’incarcération ».

Une voie vers la résilience…

A titre d’exemple : entretien des espaces verts, réparation de dégâts divers, peinture, maçonnerie, réfection de bâtiments publics, nettoyage de graffitis, accompagnement de personnes handicapées, tâches administratives, etc.
Le Centre hospitalier Jura sud a apporté son témoignage positif : « Nous accueillons depuis 2010, 30 à 35 TIGistes par an, qui s’occupent de tâches administratives » a relaté Bruno Janier, tuteur.
« Ils peuvent aussi intervenir au niveau des espaces verts, de la lingerie, ou pour effectuer des opérations de bricolage ».
D’après lui, « Les condamnés sont en majorité contents d’être en TIG, car la plupart aspirent à retravailler, à faire partie d’une équipe, etc. Certains ont d’ailleurs retrouvé du travail dans la foulée » malgré les préjugés qui collent encore aux « taulards ». Les structures d’accueil intéressées sont invitées à se renseigner.

Contact : www.justice.gouv.fr/ 03 80 72 50 00