Sous la loupe d’Anthony : quel destin pour notre espèce ?

Alors que le poumon de la planète se métamorphose en charbon de bois, les phénomènes climatiques ne cessent de s'intensifier. Leur fréquence et leur force transforment le monde en une table de poker, où l'on finit par espérer que ceux-ci nous épargnent. Analyse des solutions.

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Selon le Rapport « Planète Vivante » de l’ONG WWF datant de 2018, 60% des populations d'animaux sauvages ont disparu en 40 ans.

Vos actions, leurs mesurettes

Les actions locales notamment dans le Jura se multiplient pour sensibiliser au respect de l’environnement. D’un nettoyage de printemps mené par les jeunes de Vaudrey en mars dernier à des actions de l’association Jura Nature Environnement, les Jurassiens se mobilisent. De nombreux courageux n’hésitent pas à huer le manque de réactivité des dirigeants comme le 15 mars dernier par une grève étudiante internationale pour le climat. Les contestations mondiales se poursuivent. Le périple en voilier de la suédoise Greta Thunberg en est la parfaite illustration – quoique, d’après le journal allemand Die Tageszeitung, son voyage pourrait être plus polluant que si elle avait pris l’avion…

Les rapports s’accumulent. Les espèces s’évaporent. Selon le Rapport « Planète Vivante » de l’ONG WWF datant de 2018, 60% des populations d’animaux sauvages ont disparu en 40 ans. Les listes s’allongent tandis que les horloges se pressent.

En quête d’une solution afin d’allier notre modèle économique libéral avec l’enjeu écologique, la plupart de nos puissants ont fini par oublier d’avoir de l’ambition pour les générations futures. Leurs mesurettes ne font ainsi que caresser la réalité.

L’homme à la banane dorée se trompe

Face à l’inaction des puissants de ce monde, de nombreuses personnes s’engagent dans la lutte contre le dérèglement climatique. De l’utilisation d’un moteur de recherche qui permet de planter des arbres à l’autre bout du monde au soutien de l’installation de moyens de production plus verts, de petites solutions semblent exister… Ensemble, ces miettes du puzzle peuvent nous sauver, estime une frange de la population. Enfin, c’est sans compter sur l’individualisme négatif qui n’a d’égal que l’hypocrisie.

Toutefois, certains ont réellement trouvé le chemin d’une consommation différente afin de se passer de produits qui viennent du bout du globe, alors que nous savons les produire sur nos territoires. Mais face aux cargos, aux avions et aux usines, n’est-ce pas peine perdue ? La base a-t-elle vraiment la force de nager contre le courant du pouvoir et de l’argent ?

Finalement, c’est tout le système économique qu’il faudrait repenser, ce que bien peu de personnes souhaitent faire face au confort à polluer que nous retirons tous. Tous ? Enfin, nous, dans les pays dits développés. Ajoutant des inégalités aux inégalités, les phénomènes climatiques puissants frappent davantage les populations étant peu responsables de celui-ci comme l’explique l’ancien ministre Nicolas Hulot. À force de se renvoyer la balle, on finit par oublier le mur vers lequel on se dirige.

Tel un mauvais film hollywoodien, nous attendons inexorablement la fin, en espérant qu’elle ne soit pas la nôtre. Tel un dirigeant coiffé d’une banane dorée, une partie se cache la tête dans le sable de la routine. L’enfance de notre espèce et de ses membres, l’insolence de ceux-ci sur la nature semble porter notre espèce vers son adolescence. Ce temps où l’on devra faire des choix. Où l’on devra muter.

Le système économique n’étant pas prêt à s’effondrer, le gaspillage à outrance continue de détruire l’énergie des personnes de bonne volonté.

Comme le disait déjà le commandant Cousteau, la démographie est aujourd’hui un problème. Le monde déborde d’êtres humains. Afin de conserver notre modèle économique, il faudrait réduire drastiquement la population mondiale… ce qui ne permettrait pas de le conserver…
Ce cercle infernal rappelle qu’à l’issue de ce défi, il y aura forcément des dommages dont nous serons absolument tous, les responsables.