Smur Jura-sud : Lons-Paris à vélo pour plaider sa survie

Au terme d’un incroyable périple, Yves Duffait, urgentiste, espère rencontrer la ministre de la santé pour épargner la vie de 40 jurassiens chaque année.

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Le docteur Yves Duffait (1er à g.) a troqué son ambulance pour un vélo afin de rallier Paris.

480 km et 3200 m de dénivelé positif. C’est le défi qu’Yves Duffait a lancé le 23 avril pour “monter” à Paris à vélo en 3 jours seulement dans un sens et unique but : « rallier le ministère de la Santé pour le maintien du 2e équipage du SMUR Jura sud » explique le responsable de celui-ci.
Contrairement aux déclarations de certains élus ou de la préfecture, Yves Duffait explique en effet « qu’à ce jour, ni le directeur de notre établissement, ni celui de l’agence régionale de santé (ARS), ni le Ministère, ne m’ont présenté de garantie d’un maintien pérenne du SMUR 2. Or ce SMUR2 est vital pour plusieurs dizaines de patients chaque année. Donc tant que nous n’avons pas la garantie de son maintien, nous considérons qu’il est notre devoir de soignants, de tout mettre en œuvre pour qu’il soit maintenu ».

Entraide et abnégation comme seuls moteurs

Selon Yves Duffait, ce périple cycliste aura pour but de plaider directement à Paris, faute d’être entendu au niveau de l’ARS Bourgogne Franche-Comté ou du ministère (pas moins de 16 lettres demeurées sans réponse). Une manière aussi de dire que les urgentistes ne lâchent pas l’affaire et restent déterminés à sauver le 2e équipage, qui sauve lui-même des vies sur plus de 230 communes du sud Jura (de Buvilly à Saint-Amour et de Doucier à Louhans). « Le dépassement de soi, le don de soi, l’entraide, l’abnégation que nous vivrons durant notre parcours font écho aux valeurs qui nous meuvent dans le combat que nous menons pour le SMUR2, et la survie des dizaines de patients qui en dépendent chaque année ».
Accompagné de sept autres cyclistes (dont un de 77 ans), Yves Duffait entend exposer à Agnès Buzyn ces raisons qui rendent le 2e équipage de SMUR indispensable et vital dans notre département rural. « Je ne doute pas qu’en tant que médecin, elle comprendra ces arguments médicaux tangibles » conclut l’urgentiste (des arguments relayés par nos confrères nationaux, tels que BFM TV, France 3, etc.). Espérons que cet acte de bravoure fasse (enfin) entendre la voix de la raison et les voix de la ruralité…

Plus d’informations : Facebook « Du blanc pour sauver des vies ».

Pour signer la pétition « Contre la fermeture de la deuxième ligne du SAMU de Lons-le-Saunier » : www.change.org