Séparatisme et laïcité : comment mieux coexister ?

Pour un meilleur (re)vivre-ensemble Contributions diverses et variées d'interlocuteurs régulièrement confrontés à l’obscurantisme et aux différentes dérives qui en découlent.

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Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? (A l’attentat de Samuel Paty et aux autres exactions fréquemment perpétrées contre la France et ses valeurs).
Quelles solutions pour en finir avec certains communautarismes, certains courants idéologiques extrémistes et les clivages délétères qu’ils génèrent dans la société française ?
A-t-on manqué de courage ou d’efficience depuis près de 40 ans en France, pour s’attaquer aux vrais problèmes ? Florilège d’avis éclairés…

 

Maryvonne Faillenet-Elvezi,  Présidente du CIDFF (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) du Jura

 

Maryvonne Faillenet-Elvezi, présidente du CIDFF (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) du Jura :

“Samuel Paty a été assassiné, il s’agit d’un acte de barbarie pour punir et éliminer un professeur, commis par un jeune homme arrivé en France depuis peu.
On s’interroge : quel parcours a t-il connu, comment a t-il été élevé, éduqué ? Pourquoi a t-il décidé de suivre les idées de mauvais dicteurs de pensée ?
Samuel Paty était visé pour son enseignement sur la liberté d’expression. L’éradication du terrorisme n’est pas simple, puisqu’il s’agit avant tout d’une idéologie totalitaire avec des adeptes endoctrinés, pour qui donner la mort est une finalité et mourir en martyr un idéal… On doit aussi incriminer les réseaux sociaux qui ont permis le déchainement de la haine qui s’est propagée jusqu’à donner la mort.
Concernant le communautarisme, nous sommes en France, dans un état de droit où les valeurs de la République sont : Liberté, Égalité, Fraternité, et j’ajouterai Laïcité.
Le respect des autres, le droit d’expression, la liberté de conscience et de pratiquer une religion, la place de la femme, l’égalité entre les hommes et les femmes, la tolérance sont des valeurs qui doivent être enseignées, rappelées dès le plus jeune âge.
Le Recteur de la Grande Mosquée de Bordeaux et de nombreux Imams ont rappelé que la religion musulmane n’est pas une religion de haine, de mort, et quelles que soient la pensée, la croyance, même l’insulte, la caricature de l’autre, rien ne justifie de tuer une personne…
Les solutions passent par l’éducation, l’impossibilité de véhiculer des courants idéologiques extrémistes, le véritable combat contre le terrorisme islamiste, la création de nouveaux outils, de nouvelles instances, la prévention et l’éducation dès le plus jeune âge, la liberté de penser, de s’habiller (mais l’interdiction de signes religieux dont le voile pour les agents du service public, et dans les écoles primaires et secondaires, et l’interdiction de se cacher le visage dans l’espace public) et bien sûr la place de la femme égale à celle de l’homme.
Enfin, on doit constater l’incapacité de notre République laïque à empêcher que le salafisme djihadiste s’installe et se développe, entraînant des déçus, déséquilibrés, personnes ayant perdu leurs repères, dans des opérations terroristes. Également, que des imams intégristes viennent dans des mosquées prêcher et encourager des attentats au nom d’un Coran tronqué et interprété.
Une véritable stratégie avec des moyens et du temps doit être mise en place, sachant que le phénomène a pris une dimension mondiale, avec la nécessité de concilier la liberté et la sécurité.”

Stéphane Haslé, auteur et professeur de philosophie

Stéphane Haslé, auteur et professeur de philosophie :

“Un État laïque laisse ses citoyens libres de leurs croyances. Il n’en impose aucune et protège la liberté de choix, moral et/ou religieux, de tous, en assurant la coexistence pacifique des croyances, c’est-à-dire en réprimant, en interdisant, celles qui rendent impossible l’expression des autres. Voilà le principe de la laïcité politique.
La question est : pourquoi est-ce que cela ne marche pas ? Je propose une piste d’explication à partir de ma phrase initiale, qui semble aller de soi : Un État laïque laisse ses citoyens libres de leurs croyances. Dans cette proposition, il y a une tension, voire une contradiction, entre deux mots : « citoyen » et « croyance ».
Le citoyen, par définition, est membre d’un État dont il s’engage à respecter les lois et qui, en retour, bénéficie des droits qu’elles lui accordent (en tant que citoyen). Un citoyen est un homme ou une femme qui a déjà fait un pas vers la reconnaissance d’une obéissance nécessaire, parce que fondée en raison, aux règles de sa communauté, qui a admis que sa volonté particulière devait accepter ce que Rousseau nommait la volonté générale, qui a compris que cette adhésion à la loi (la volonté générale) est la condition d’exercice de sa volonté particulière. Évidemment, les lois doivent être républicaines, au service de tous et élaborées au cours de processus démocratiques.
La croyance, en revanche, concerne l’individu dans sa particularité exclusive, dans son for intérieur, dans sa conscience propre. Elle paraît, à tort ou à raison, exprimer la subjectivité radicale de chacun et chacune, elle est ce qui nous singularise, notre propriété absolue. Le moi ne fait qu’un avec ses croyances, elles lui donnent son identité. Y renoncer est impensable, ce serait renoncer à soi-même.
Un citoyen a toujours des croyances mais il sait qu’elles doivent s’accorder à la loi. Il reste libre de croire à ce qu’il veut mais il doit se conduire selon la loi. On peut penser que les hommes sont supérieurs aux femmes ou que les Blancs sont une race privilégiée, mais puisque la loi édicte l’égalité des sexes et interdit la discrimination raciale, le citoyen la suivra obligatoirement. La croyance régit (parfois malheureusement) certains de ses jugements, mais non ses actes. Un croyant, en revanche, refuse de plier ses croyances à la loi, il se laisse commander par elles en toutes choses et, s’il respecte la loi, le plus souvent, ce n’est pas par respect pour les lois mais parce qu’elles se trouvent, par chance ou par hasard, en accord avec ses croyances. Dès que les croyants prétendent faire passer leurs convictions avant la loi, c’est le règne du fanatisme et de la terreur. (Si le citoyen voulait que toutes les croyances disparaissent derrière la loi, ce serait le totalitarisme).
Pour ne sombrer ni dans le fanatisme, ni dans le totalitarisme, il faut disposer d’un recul critique sur soi-même afin de ne se confondre ni avec ses croyances, ni avec les lois. C’est, depuis le commencement de la philosophie, la leçon de Socrate.”

David Desgouilles, chroniqueur à Marianne et romancier :

“« Qui veut faire l’ange fait la bête », nous prévenait Blaise Pascal.
Pourtant depuis plus de trente ans, nous avons promu nos ennemis d’aujourd’hui. En 1989, des jeunes filles voilées violaient à Creil la circulaire du ministre du Front populaire Jean Zay sur l’interdiction des signes religieux ostentatoires à l’Ecole. A la une du Nouvel Obs, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Catherine Kintlzer, Régis Debray et Elisabeth de Fontenay, que l’on considérait encore comme des intellectuels de gauche, sonnaient le tocsin. Lionel Jospin ne les écouta point. Quinze ans plus tard, la représentation nationale faisait enfin voter une loi claire d’interdiction. Quinze ans de perdus, qu’on a réellement jamais rattrapés, bien au contraire.
Sous prétexte de « tolérance » nous avons renoncé au Commun, à la Res Publica. A mesure que le djihadisme et la lecture littérale du Coran assuraient leur hégémonie intellectuelle sur l’Islam dans le monde, sous la férule des salafistes et surtout des Frères musulmans, nous affaiblissions nos anticorps.
En 2006, Jacques Chirac ne soutenait pas Charlie Hebdo dans l’affaire des caricatures danoises et le député UMP Eric Raoult proposait de rétablir un délit de blasphème.
En 2013, François Hollande désignait Jean-Louis Bianco à la tête d’un Observatoire de la Laïcité qui n’en eût bientôt plus que le nom, promouvant une tolérance à l’anglo-saxonne qui en était la négation, et faisant ami-ami avec des organisations que le gouvernement d’aujourd’hui cherche à dissoudre.
L’assassinat sauvage de Samuel Paty, qui n’avait fait que son travail, sera-t-il l’occasion d’une réaction collective ? Il est temps, et le travail sera long. Il n’est jamais facile de remettre du dentifrice dans un tube qu’on a soigneusement vidé.”

Bilel Latrèche.

Bilel Latrèche, boxeur professionnel et travailleur social pour la réinsertion des jeunes défavorisés :

“Pour commencer, je condamne l’assassinat de Samuel Paty ainsi que tous les actes de violences. Qu’il repose en paix.
Nos enseignants éclairent nos jeunes avec une instruction générale pour développer leur esprit critique, ils doivent rester libres de leur enseignement. Je me joins à notre nation toute entière et à 99,9% de la communauté musulmane touchée au cœur et triste de cette fatalité.
Je suis profondément républicain, j’aime notre esprit de liberté dans notre pays laïque, j’attache aussi une place fondamentale à la tolérance et ce, même dans certaines dérisions. Cependant, comme le pensait et le disait l’ancien président de la république Jacques Chirac, le journaliste Edwy Plenel, ainsi que l’auteur de bande dessinées Philippe Geluck : « Tout ce qui peut blesser les convictions d’autrui, en particulier les convictions religieuses, doit être évité… par tolérance et pour la paix avec tous, pour notre unité ».
Selon moi ce principe de liberté ne se résume pas à offenser ce qui est « sacré » à d’autres personnes, à systématiquement alimenter l’escalade de la provocation, en attisant inévitablement certaines violences. Nous avons besoin d’union, d’amour et de fraternité et non pas de division, de haine et violence.
La liberté d’expression doit être une lumière qui éclaire nos esprits et nos critiques, mais elle ne doit pas verser dans un obscurantisme qui attaque certaines vertus de tolérance et d’unité.
A la question du bien vivre ensemble, s’opposent certaines réalités aujourd’hui. Plusieurs crises (identitaires, patriotiques, sociales) contribuent fortement à cette montée des radicalités de toute part, je l’observe sur tous les terrains (sportifs, ruraux, urbains).
Je n’ai pas « LA solution » mais je pense que le plus gros du travail doit se faire dans notre responsabilisation plurielle (éducation nationale, association, parentalité).
Un travail qui sera long, mais qui est selon moi le plus important pour notre avenir. Il faut aussi que certains médias nationaux fassent preuve de responsabilité sur certains sujets. En clair, on ne peut pas parler de tout n’importe comment, en disant n’importe quoi avec n’importe qui… Cela contribue fortement à la montée des extrêmes.
Je continuerai pour ma part à apporter ma pierre à notre édifice national : celui de l’humanité, de l’amour fraternel et de la paix.”

 

Jean-Claude Wambst, président de l’UDESR (Union Départementale des Élus Socialistes et Républicains).

Jean-Claude Wambst, président de l’UDESR (Union Départementale des Élus Socialistes et Républicains) :

“Oui, j’ai été Charlie.
Oui, j’ai été submergé d’émotion pour les victimes du Bataclan et de la promenade de Nice.
Oui, j’ai applaudi des deux mains quand il a fallu attaquer l’État Islamique dans ses retranchements au Moyen-Orient. Oui, je suis pour l’absolue liberté d’expression.
Oui, je place les valeurs de la République au-dessus des règles communautaires et confessionnelles. Ces valeurs s’imposent à tous, en toute égalité.
Oui, je suis pour la laïcité qui laisse à chacun sa totale liberté de croire ou de ne pas croire, qui impose à l’état à conduire son action en toute neutralité, sans en référer à aucune religion, et qui impose à chaque citoyen le respect de la liberté des autres.
Nous le savons, nous ne sommes pas en face de demeurés qui ne comprennent pas les principes de la laïcité, mais devant une radicalité politique et religieuse sans merci pour qui tous ces actes que nous vivons aujourd’hui sont des actes de guerre, sainte bien entendu. Pour nous ce sont des crimes, des crimes de guerre faudrait-il dire.
Alors, si nous voulons rester forts et convaincus du bien-fondé et de l’universalisme de notre modèle, il nous faut apprendre à vivre avec cette guerre que l’on nous fait. Oser la nommer. Nous sommes un peu dans la mollesse de notre confort et de l’expression unanimiste de nos valeurs. Chaque matin ou presque nous découvrons de nouvelles horreurs et faisons comme si nous n’avions que nos yeux et nos principes pour pleurer. Soyons forts, ne refusons pas d’assumer la responsabilité des conséquences de nos actes de liberté. Et nous le faisons, et nous l’acceptons, car nous savons que notre République nous protège ou devrait nous protéger.
Mais que chacun joue son rôle. Nous affirmons notre liberté et la pratiquons, c’est notre droit fondamental. Mais quand notre président de la République laisse entendre que c’est la France qui ne renoncera pas à la diffusion des caricatures, il s’exprime en chef d’état, et c’est la France qui prend les coups, à l’aveugle. La liberté d’expression est la liberté des citoyens français, et le rôle de l’état est de la garantir, de la protéger, non de se substituer à eux et à leur expression.
Faire une loi contre le séparatisme, pourquoi pas si elle comble un trou de l’action publique. Laisser penser qu’elle est spécifiquement conçue pour lutter contre l’islamisme radical constitue une erreur réductrice. Car notre société est devenue bien prude et fracturée à l’infini. Aujourd’hui la liberté d’expression que nous défendons est attaquée par tous les communautarismes, ethniques, culturels, philosophiques, génériques, religieux, etc…
Tout devient blasphème dans le communautairement correct, et dès qu’une parole dissonante est diffusée, l’humour en particulier, les menaces et les plaintes pleuvent, les flots de haine se déversent sur les réseaux sociaux.
Nous croyons en nos valeurs, alors armons-nous de courage, de force morale et de détermination. Notre combat impose fermeté et constance.”

Danielle Brulebois, députée (LREM) de la 1ère circonscription du Jura.

Danielle Brulebois, députée (LREM) de la 1ère circonscription du Jura :

“La cible de cet assassinat horrible, était l’école, pilier de notre République. Et à travers elle, le cœur de notre civilisation, notre Démocratie fraternelle, progressiste et laïque au sein de laquelle toutes les croyances ou non croyances cohabitent en paix.
Les enseignants sont en première ligne dans la transmission de ce précieux héritage. Ils font leur métier lorsque par l’éducation aux médias, à la liberté d’expression ils forment des citoyens dotés d’esprit critique et de libre arbitre.
Les enseignants vivent régulièrement des contestations et des agressions. Aucun écart ne peut être toléré. Il est indispensable de soutenir l’École de la République. L’État en est et en sera toujours le garant.
Des mesures fortes doivent être prises afin qu’aucun professeur ni aucune personne ne puisse être livré(e) au lynchage sur les réseaux sociaux. Nous avions adopté des mesures fortes dans la Loi contre la haine en ligne… Malheureusement elles ont été retoquées par le Conseil Constitutionnel.
L’éducation nationale doit regarder la situation en face, l’administration doit être plus ferme.
La sphère publique ne peut s’en tenir au « pas de vague ».
Je pense en effet qu’il y a eu trop de concessions, de politiquement correct et de recul de la laïcité depuis des décennies.
Pour la sécurité intérieure et la lutte contre les attentats, un arsenal juridique important existe déjà. Il faut qu’il s’applique. Nous allons encore le renforcer avec la loi sur le séparatisme.
Il y a aussi urgence à traiter les questions migratoires au plan européen pour lutter contre le terrorisme islamique.
La République est défiée par la barbarie monstrueuse. Opposons-lui avec fermeté notre solidarité nationale, nos valeurs de Liberté et de Responsabilité.”

Philippe Joutier.

Philippe Joutier, chroniqueur à Boulevard Voltaire et essayiste  :

“Nous ne céderons pas !
Bien. Mais nous avons déjà cédé. Combien désormais de profs seront suffisamment courageux pour continuer de braver les interdits de l’islam au risque de se faire décapiter ?
En 1983, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, journaliste au « Monde », nous met en garde dans un livre prémonitoire : Le radeau de Mahomet. Il est immédiatement vilipendé.
Nous avons déjà cédé : En 2004, l’Inspection Générale de l’Education Nationale produit un rapport, le rapport Obin.
Qu’y trouve-t’on ? Une pression ahurissante de l’islam sur les professeurs et les enseignements. Les enseignants se censurent spontanément sur le sport, les sciences naturelles et bien sûr l’histoire. Tel enseignant fait cours avec un exemplaire en Français du Coran sur son bureau pour contrer les objections des élèves ! Les filles sont placées sous surveillance. Et les enseignants se taisent, car s’ils ont des problèmes c’est qu’ils sont mauvais ! D’ailleurs dans l’administration française, un bon cadre est celui qui ne fait jamais rien remonter à sa hiérarchie. L’inspecteur général Obin se fait accuser ipso facto d’islamophobie. Nous sommes en 2004 !
Nous avons déjà cédé : Je vous mets au défi de trouver aujourd’hui Charles Martel, pourtant fondateur de la dynastie carolingienne, dans un livre d’histoire. Quant au site de la fameuse bataille de Poitiers (en fait Moussais), les panneaux explicatifs locaux valent leur pesant de rigolade. On y explique sans rire que les populations conquises pouvaient continuer de pratiquer leur religion, que Charles Martel n’était qu’une brute mal dégrossie au contraire de son adversaire, Abd el Rahman, homme raffiné et tout en finesse qui venait seulement proposer les bienfaits de l’Islam aux populations subjuguées.
La version de Renée Mussot-Goulard, historienne du Moyen-Âge qui fait autorité n’est pas tout à fait la même.
Elle le rappelle : contrairement aux affirmations qui tripatouillent l’histoire en dénonçant la violence de Charles Martel et en encensant la modération d’Abd el Rahman, celui-ci est féroce : en 732 « Laissant derrière eux Bordeaux en flammes, chrétiens égorgés, églises détruites, palais saccagés, les Sarrasins se ruent vers le nord, détruisent les domaines viticoles (Saint Émilion), villages, châteaux… avant d’atteindre Poitiers, faisant subir à cette ville un sort identique à celui de Bordeaux. Puis, ils dressent leurs tentes à Moussais, sur la route de Tours ». C’est à Moussais vraisemblablement que Charles Martel va mettre le coup d’arrêt final.
Notre grande erreur, contrairement aux Anglo-saxons, a été de vouloir imposer la laïcité comme valeur et non comme un simple moyen de vivre ensemble ce qui était beaucoup plus admissible pour un musulman.
Nous payons aujourd’hui la diabolisation qui stigmatisait tous ceux qui osaient émettre le moindre doute sur cet afflux de populations à la culture et aux valeurs trop différentes des nôtres.
Tout de même une lueur d’espoir, balayons devant notre porte et n’oublions pas l’extravagant syllabus du pape fou furieux Pie IX qui opposa les catholiques aux laïques au début du XX° siècle, récusait les droits de l’Homme et dans la foulée se déclarait infaillible. Ce n’est pas si vieux.
Enfin ne soyons pas stupides, si les huit millions de français de culture musulmane étaient tous des terroristes, nous serions en pleine guerre civile. Heureusement, aujourd’hui pour la première fois, des imams réagissent. Nous les entendons et c’est nouveau. Beaucoup sortent enfin de leur silence et osent même enfin composer avec cette laïcité qui objectivement leur est un vrai problème. Il est sûrement bien tard. Lutter contre le séparatisme sans basculer dans l’amalgame et sans outillage statistique, ne va pas être un long fleuve tranquille.
Il va y avoir du boulot…”

(Rapport Obin : https://www.education.gouv.fr/les-signes-et-manifestations-d-appartenance-religieuse-dans-les-etablissements-scolaires-8888)