Jura. Arinthod. Sandrine Brun est une coiffeuse qui vous la coupe !

La fille d'Arinthod souffle le show !

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HUMOUR!
Sandrine Brun se met à nue dans son pyjama!
HUMOUR!
Sandrine Brun se met à nue dans son pyjama!
Une bien belle présence sur scène!

Native d’Arinthod en Petite Montagne, Sandrine Brun est coiffeuse la journée dans son salon à Jasseron près de Bourg-en-Bresse, et le soir elle troque ciseaux, fer à lisser et bigoudis pour enfiler les habits d’humoriste ou de la rigolote de service chez elle à Chavannes. Notre «Florence Foresti du Jura », telle qu’elle est désignée par certains de ses amis, réalise ainsi un rêve d’enfant, monter sur les planches et faire rire, tout comme quand elle était petite à l’école devant sa classe.
Avant le confinement, celle-ci a présenté à L’Epinette de Saint-Lupicin loin de ses bases, son spectacle intitulé «Sandrine dans tous ses états» devant près de 250 personnes. Le show de la comédienne lui permet de se mettre dans la peau d’une quinzaine de personnages, qui n’ont aucun lien entre eux, si ce n’est de conter au spectateur des tranches de vie du quotidien. Le public est ainsi en présence d’une recette qui fonctionne à merveille, que cette présentation de scènes de la vie familiale et de portraits successifs, multicolores et toujours cocasses.

Une belle galerie de portraits sans concession…

Tout le monde en prend ainsi pour son grade…
Dans une première partie ce sont, les garçons, qui ne se lavent pas, les filles qui boudent et chouinent, deux genres «qu’elle dit ne pas aimer», la vieille fille dans sa quête du bonheur, les chers ados, et évidemment Pépé/Mémé, et la rumeur ou «le bruit qui court».
Après un petit entracte, qui permet de se remettre de ses émotions, Sandrine tire le portrait de «La Jacqueline Mourot, écrivaine ou psychothérapeute» qui cherche à échapper à sa solitude, du Cap d’Agde avec ses naturistes. Elle nous initie au déni de grossesse,  à la réalité de la pose d’un stérilet pas toujours moyen de contraception et in fine régale le public en guise d’apothéose d’une recette inédite de la dinde au whisky bien arrosée…
En bref, il s’agit d’un spectacle alerte, vivant quelque peu déjanté à la parole crue parfois, mais dite avec le sourire et une revue bien menée par cette coiffeuse/humoriste amateure de Sandrine Brun. Certains y trouveront sûrement des références à Florence Foresti bien sûr, mais aussi à «La Madeleine Proust, Laurence Sémonin», voire Blanche Gardin parfois, pour la réalité des expressions.
Sandrine Brun est vraiment une coiffeuse qui vous la coupe ! A suivre sans modération…