Jura. Lons le Saunier. Sainte-Marie : Myriam Gravelle transmet le flambeau

La cheffe d'établissement part en retraite après avoir modernisé cette institution catholique lédonienne.

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L'heure de la grande récréation a sonné pour Myriam Gravelle, après 8 ans passés dans ces locaux.

Après 8 années passées à la tête du collège et des lycées Sainte-Marie, Myriam Gravelle va tirer sa révérence en juillet prochain. Un départ en retraite à 62 ans particulièrement mouvementé, coronavirus oblige… L’expression ‘retraite bien méritée’ ne sera donc pas galvaudée pour celle qui embrassa d’abord l’éducation par le métier d’enseignante : “J’ai adoré être prof d’histoire géographie”. Une vocation débutée au lycée des Augustins à Pontarlier, “celui là même où j’ai achevé mes études” confie-t-elle. Produit pur sucre de l’éducation nationale, la lycéenne Myriam Gravelle vit « une véritable révélation » en pénétrant dans l’univers du ‘privé’…au point de lui consacrer par la suite toute sa vie. Après Pontarlier, elle enseignera en effet 2 ans à Sancey le Grand (25), puis à Lure (70) pendant 8 ans, où on lui propose le poste de directrice adjointe, puis de directrice. Et c’est donc en qualité de cheffe d’établissement qu’elle jette l’ancre à Besançon durant 5 ans au collège Notre Dame. Une métropole où elle réside depuis, et qu’elle connait bien. “J’ai aussi dirigé le collège et les lycées Sainte Ursule durant 8 ans” : une expérience marquante dans un quartier sensible s’il en est (Planoise).

L’Evangile pour tracer route commune

Après quelques épisodes entachés de violences, Myriam Gravelle goûte en 2012 à la sérénité du Jura et aux “élèves gentils, polis, travailleurs” de Sainte-Marie. Des élèves qu’elle n’aura de cesse d’associer à la mutation de l’établissement, “pour réaménager ensemble la cour, ou pour élaborer le règlement intérieur du foyer” par exemple. Une philosophie qui a aussi nourri ses multiples échanges avec le personnel enseignant et non enseignant (une centaine de salariés), les parents d’élèves, les partenaires, etc. Une synergie nourrie par l’Evangile, référence quotidienne dans les mille et une fonctions de cette cheffe d’orchestre. Myriam Gravelle souligne à ce propos “la formidable liberté et l’autonomie” dont elle a joui dans l’enseignement catholique, doublées bien sûr de lourdes responsabilités. De quoi savourer une retraite placée sous le signe des arts et des voyages. Avant cela, Myriam Gravelle passera le relais à Florence Stepczak, une jurassienne qui arrive de Maîche, après avoir passé 14 ans à la tête du collège Notre Dame à Poligny/Vaux sur Poligny.

Un établissement modernisé

Myriam Gravelle peut être fière du chemin accompli à Sainte-Marie : le vénérable établissement accusant les outrages des ans a fait l’objet de chantiers ambitieux : construction d’un nouvel internat, création de salles de classe ou d’études modulables, rénovation du bâti, etc. Des mutations immobilières doublées d’équipements informatiques ‘4.0’.