Saint-Valentin : l’Amour serait-il sur le déclin ?

Parmi les étudiants, seulement 8% trouvent encore du prestige à fêter les amoureux en 2019. Pourquoi célèbre-t-on de moins en moins la fête des amoureux ? 72% des étudiants ne célèbrent pas la Saint-Valentin. Car 47% sont célibataires et 19% n'aiment pas cette fête. 58% des étudiants considèrent qu'avoir un amoureux est plus important que leurs études. Pour 34%, fêter la Saint-Valentin : « c'est la honte ! ». Le Smartphone est utilisé par 62% des étudiants pour déclarer leur amour. Décryptage d'une étonnante mutation sociologique...

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Les amoureux ne sont pas à la fête… Notamment lorsqu’il s’agit des plus jeunes.
En 2019, très peu de collégiens, de lycéens et d’étudiants vont célébrer la Saint-Valentin. Puisque seulement 34% des garçons et 22% des filles déclarent qu’ils vont fêter les amoureux ce 14 février.

Manque d’intérêt et d’argent !

Pour 47% des personnes interrogées la raison de ce manque d’intérêt est simple : elles sont célibataires… Mais plus de 20% des filles et 19% des garçons qui sont en couple, avouent ne pas aimer cette fête. La deuxième cause semble être le manque de moyens financiers pour 18% et la troisième, le manque d’idée pour 9%. Enfin, 6% pensent que c’est leur moitié qui n’aime pas célébrer la Saint-Valentin.

L’amour avant tout… Mais pas pour tout le monde…

Donnée optimiste dans ce tableau sociologique à sombre prédominance, pour une majorité des étudiants, soit 58%, avoir une relation amoureuse est bien plus importante que leurs études. C’est encore plus le cas pour les garçons qui sont 65%, bien loin devant les filles à 51%. Les jeunes hommes seraient-ils plus romantiques ?
De son côté, la gent féminine (semble-t-il plus carriériste) estime à 32% qu’avoir un amoureux est moins important que leur réussite scolaire alors que les garçons ne sont que 12%. Un écart de 20 points qui traduit une conception psychique du sentimentalisme, déjà clairement différenciée…
Enfin, 20% mettent les études au même niveau que l’amour.

« La honte ! »

34% des filles et des garçons se rejoignent sur un point : la saint-Valentin, c’est la honte ! Pour 28%, cette fête est juste considérée « ringarde » ou bien « commerciale » pour 19%. Et si, 10% se sentent obligés de la célébrer, seulement 8% trouvent encore du prestige à fêter les amoureux en 2019.

Pour vivre amoureux… vivons cachés !

Simple pudeur sentimentale ou appréhension du regard de l’autre ? Toujours est-il que globalement, les étudiants actuels n’aiment pas se montrer “en couple” en public.
Ainsi, Plus de 57% des garçons et 72% des filles préfèrent être discrets dans le cadre de leur relation amoureuse au sein de leur établissement scolaire.

« Tu veux bien sortir avec moi ? »

Terminés les petits billets doux, les entremetteurs ou les dragueurs courageux (aujourd’hui souvent taxés d’être de dangereux prédateurs machistes et sexistes). Désormais c’est le Smartphone qui est le vecteur de cupidon !
En effet, 59% des filles et 66% des garçons déclarent leur amour grâce à leur téléphone mobile. 19% demandent une aide extérieure et plus de 15% attendent que l’autre fasse le premier pas. Certain(e)s risquent d’attendre longtemps…

Le premier pas…

Statistique révélatrice de l’évolution des codes de communication de notre société, seulement 3% ont le courage d’aller parler directement à l’être aimé !
Peu importe le sujet et les circonstances, il n’y a pourtant rien de plus simple (et de plus sain) que d’exprimer clairement et spontanément les émotions qui nous traversent, afin de les conscientiser et de les partager, avec bienveillance et respect mutuel, vers l’interlocuteur de notre choix.
Et puis il y a la voix, le regard, les silences. Tout cet aspect sentimental qui donne à une relation amoureuse sa singularité, sa tonalité, son rythme, apportant ainsi bonheur, plaisir et exaltation.
Il semblerait toutefois que notre époque moderne soit en train de prendre un autre virage. Plus flou, moins direct, inconstant et inconsistant…
Un état de fait regrettable pour les puristes de l’Amour. Mais auquel il faut bien se résoudre, sans pour autant le cautionner.

*Méthodologie :
Sondage réalisé par Kartable.fr, la plateforme n°1 de cours et de révisions en ligne, entre le 17 et 23 janvier 2019 sur un panel de 812 étudiants.
Profils : 49 % d’hommes et 51 % de femmes. Niveaux d’études : collège : 5 %, lycée : 13 %, bac : 53 %, bac+2 : 16 %, bac+3 : 11 %, bac+4 : 1 %, bac+5 et supérieur : 1 %. Toutes les informations mises en avant par les personnes interrogées sont déclaratives.
Lien officiel : https://www.kartable.fr