Il y a 130 ans dans le Jura… des pipes à l’adultère

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Semaine du 12 au 18 octobre

Le 17 octobre 1890, un rédacteur du Petit Comtois rapporta un fait d’adultère à Saint-Claude. Un homme marié, fabricant de pipes, s’absenta de son domicile « avec une fille de mœurs légères ». Pour passer du temps avec sa maîtresse, ce père de famille laissa ses deux enfants à son domicile. Un commissaire de police recueillit alors les deux progénitures dudit père, respectivement âgées de trois et de cinq ans.

Le secret d’adultère du père de famille fut bientôt révélé, puisque celui-ci fut « trouvé en liesse avec sa dulcinée ». Rapidement, il se retrouva dans une position peu confortable !

Effectivement, à la fin du XIXe siècle, les adultères étaient une faute pouvant justifier un divorce. La loi Naquet de juillet 1884, rétablissant le divorce, confirme que l’adultère est une raison légitime pour divorcer, si une preuve est apportée – comme dans ce cas.

Par conséquent, il fut un chef de famille ayant dérogé, c’est pourquoi l’article du Petit Comtois se termine par l’évocation du tribunal correctionnel qui « se chargera de le rappeler à ses devoirs ».

Le Petit Comtois, 17 octobre 1890, n°2626, p. 2.