Saint-Claude célèbre le 75e anniversaire de sa libération

La première ville du Jura libérée fut un haut lieu de la Résistance durant la seconde guerre mondiale.

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Le salut aux drapeaux des Autorités!
Le salut aux drapeaux des Autorités!
L’allocution du maire JL Millet devant le monument aux morts de la ville!

Ce lundi  2 septembre 2019, à 11h30 place Voltaire, devant le monument aux morts, s’est déroulée la cérémonie de commémoration du 75e anniversaire de la libération de Saint-Claude. Ainsi sous un ciel menaçant et maussade, c’était l’hommage aux combattants de la liberté arrivés ce jour de septembre 1944. Il y a 75 ans maintenant Saint-Claude fut la  première ville du Jura à être libérée de l’occupation allemande.
C’est sous une pluie torrentielle que le 3e régiment de Spahis algériens du général De Lattre de Tassigny, accompagné du 4e régiment des Tirailleurs tunisiens, entre dans Saint-Claude le 2 septembre 1944 à 13 heures, et la libère, trois mois après le débarquement de Normandie. Malgré la pluie, les habitants sont dehors à les accueillir. La population entière présente est en liesse, les voitures sont couvertes de fleurs et les Spahis arrachés de leur siège, applaudis et embrassés. Cette journée de liesse succédait à quatre années de privations et de souffrances. Mais dans la foulée ce fut les libérations de Saint-Laurent, Longchaumois, puis Morez.

Œuvre de mémoire…

«Au total ce sont 379 déportés, qui ont été déplacés, dont 205 ne sont pas revenus, soit plus d’un sur deux », rappelle le maire Jean-Louis Millet.
«Aussi, la libération n’avait pas le même goût pour tout le monde et notamment pour les familles de prisonniers ou de déportés. Je veux à cet instant rendre hommage à 3 anciens déportés, qui viennent de disparaître ces derniers mois, et honorer leur mémoire. Je veux parler de Roland Girardet, Jean Marion, et Antoine Beri. Et ils ne sont plus que six à pouvoir témoigner de manière directe, et que leur parole nous est précieuse ».
Et de rappeler également, que la ville de Saint-Claude a été citée à l’ordre de la Croix de guerre avec palme, le 5 novembre 1950, par Vincent Auriol, président alors de la IVème République. Ce fut une cérémonie émouvante, en présence  de personnalités civiles et militaires, mais d’une population san claudienne éparse, rentrée des classes oblige, qui a aussi rendu hommage, lors de la minute de silence, à ces hommes.