Rush dans des grandes surfaces jurassiennes

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Le rayon pâtes faisait triste mine en fin de journée dans un hypermarché lédonien.

Quel a été le facteur déclenchant : la fermeture des écoles, crèches, etc. ? L’interdiction des manifestations de plus de 100 personnes ? Ou l’immédiateté de leur application ?
Quoi qu’il en soit, le syndrome ‘coronavirus ‘ a changé d’échelle le vendredi 13 mars. Si les cinémas, les stades ou les piscines se vident, les grandes surfaces ont fait le plein dans un climat étrange.
Le regard d’ordinaire rivé sur les rayons ou la liste de courses, les clients s’observent : une manière de se rassurer, ou d’anticiper un danger ? Du matin au soir, une foule dense s’est pressée dans des rayons réapprovisionnés, mais parfois vides.
Ainsi à Lons-le-Saunier, on pouvait constater à Hyper U en fin de journée certains rayons dégarnis : produits de première nécessité (pâtes, riz, etc.), produits d’hygiène (papier toilette, etc.). Selon une caissière au bord de la crise de nerfs, il s’agissait de parer au plus pressé en éclusant la file d’attente conséquente, mais pas délirante.
Selon un responsable de rayon, pas de panique toutefois : la pénurie n’est pas à craindre du fait d’un renforcement des stocks anticipé, le seul désagrément éventuel pouvant résider dans un délai d’attente d’un ou deux jours…