Le Grand Dole Rugby a passé les fêtes, au chaud sur le podium

Malgré leurs deux dernières prestations, suffisantes, les Lynx occupent la troisième place de Férérale 2 à la trêve, et semblent bien partis pour accéder aux phases finales en avril prochain.

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Une saison, c’est long !
C’est surtout un exercice compliqué qui consiste à assumer du mieux possible, une succession de matchs à empoigner l’un après l’autre, avec les différents aléas que l’on sait ou que l’on ne sait pas : effectif, météo, forme du moment…

Alors d’accord, le beau jeu, véloce, fluide et percutant, auquel les Lynx avaient habitué les spectateurs n’était pas là lors de leurs deux derniers rendez-vous (victoire 18 à 14 contre Pontault-Combault, dimanche 15 décembre à Tavaux, et 25 à 23 au bout du bout des arrêts de jeu, ce dimanche 22 décembre à Dole).

D’accord aussi, le terrain particulièrement boueux de la Pépinière a annihilé les rares opportunités d’animer des phases offensives plus mordantes, à l’inverse de celui de Bobin qui a permis aux adversaires de revenir progressivement dans la partie malgré une entame du tonnerre des troupes de Sarandao qui menaient 19 à 0, à la vingtième minute de jeu ! Mais quand même.
Même sans la manière, c’est bien le succès qui s’est trouvé au bout de ces deux récentes rencontres livrées contre des joueurs de la région parisienne, qui n’étaient pas venus faire du tourisme en terre Grandoloise !

Boès et les siens terminent devant, d’une courte tête.

De ces deux dernières prestations, moyennes il faut le dire, on retiendra toutefois des fondamentaux globalement bien assumés : discipline, conquête, abnégation, solidarité…
Les tauliers ont su faire le job, à l’image de Dormoy, Ralago, Bouvier, Faivre, Boès, Bourcet, Jeanneaux, Mauchamps et consorts.

La puissance de Dormoy s’est parfois heurtée au mur bleu.

Et puis, peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…
Car finalement, ce sont bien les quatre points de la victoire qui sont tombés dans l’escarcelle des Lynx, à l’issue du coup du sifflet final.
Avec à la clé, une troisième place occupée à la trêve (grâce à trois points d’avance sur le quatrième Meyzieu), et un joker en poche, avec un match de retard à jouer à Saint-Priest.
Qui aurait espéré tel bilan comptable encore cet été ?

Les joueurs d'Antony (dont certains jeunes du Racing Métro) ont donné du fil à retordre aux Grandolois.

Voilà qui laisse donc augurer une seconde partie de saison passionnante, avec, en cas de qualification pour les phases finales, de probables rendez-vous avec l’histoire, pour la formation grandoloise.
Et que dire des prochaines affiches qui se profilent, comme le derby à Pontarlier ou la réception de Nuits-st-Georges : des confrontations majeures, prometteuses en beau jeu et en testostérone, dont on ne peut que se réjouir, forcément.
Rendez-vous dès la semaine prochaine, pour la reprise des hostilités au Creusot…

Bouvier passait la pénalité de la gagne à la dernière seconde de jeu (25-23).

 

Au coup de sifflet final face à Antony, l’arbitre, pris à partie par quelques joueurs adverses, a du être escorté jusqu’aux vestiaires par Denis Jeanneaux et Denis Sève.