Rugby : ces jeunes arbitres issus du CSL

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Mathilde Bidalot -ici en action de jeu- et Gabriel Collin, deux jeunes arbitres prometteurs.

A seulement 17 ans, Mathilde Bidalot, sait ce qu’elle veut : devenir arbitre professionnelle et siffler un jour sur des terrains de fédérale, voire de D2 ou de Top 14.
Avec un papa entraineur du club de rugby d’Arbois, et une maman secrétaire puis présidente dudit club, il faut dire qu’elle était tombée dans le chaudron du ballon ovale toute petite. Après avoir fait ses premières armes au club de rugby d’Arbois, elle intègre le Club Sportif Lédonien (CSL) pour suivre l’école d’arbitrage sous la houlette d’un tuteur. Une expérience concluante qui « m’a amenée vers le Pôle espoir de rugby à Dijon » : après 2 années de formation, elle attaque désormais trois années de licence en gestion à Clermont Ferrand tout en poursuivant sa formation d’arbitrage.
« Nous aurons beaucoup de stages à la Fédération de rugby à Marcoussis », avec pour ceux qui y sont repérés la possibilité de jouer en fédérale, D2, voire Top 14.
Comment se faire respecter face à des gaillards dépassant allégrement le quintal ? « Les garçons ont moins envie d’embêter une arbitre femme » confie la jeune fille.

Des places pour assister au Top 14

Mêmes espoirs mais parcours un peu différent pour Gabriel Collin. A 14 ans seulement, le jeune garçon va lui aussi partir au pôle espoir de Dijon pour trois années de formation. « J’ai commencé le rugby a l’âge de 5 ans » explique t-il, d’abord en région parisienne, puis au club de Poligny. Un club quitté en 2018 pour le CSL, « un club de très bonne réputation et de bon niveau » précise sa mère Catherine Gaubert. Venu à l’école d’arbitrage un peu « par hasard », son tuteur Jean-Paul Collonge le prend sous son aile : « Il a repéré le potentiel de Gabriel et l’a accompagné avec beaucoup de bienveillance » témoigne sa mère. Petit à petit, son fils gravit les échelons jusqu’à disputer les finales d’arbitrage en nationale à Paris en 2019. En récompense, « nous avons reçu des places pour assister au Top 14 et visité Marcoussis » confie-t-il. Le chemin sera toutefois encore long pour percer :
« Seuls les arbitres du Top 14 vivent du rugby » reconnaît Gabriel Collin, qui reste lui aussi licencié au club qui l’a formé.