Rubrique En Vrac

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"Mélancolie(s)" vu par Simon Gosselin.

Les vacances au musée de la lunette

Les animations se poursuivent au musée de la lunette, ouvert tous les jours jusqu’au 9 mars, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

Atelier linogravure « spécial hiver », ce mardi 26 février, à 10 h et à 14 h 30. Venez découvrir et vous initier à cette technique d’impression. Vous allez pouvoir passer par toutes les étapes de réalisation : de la création du dessin à son impression ! Durée : 1 h. Tarif : 4 euros. Sur inscription. Enfant à partir de 7 ans.

Atelier « peinture sur verre », ce jeudi 28 février, à 10 h et à 14 h 30. Donnez vie et couleurs à un photophore et apprenez à travailler le verre et sa transparence. Durée : 1 h. Tarif : 4 euros. Sur inscription. Enfant à partir de 6 ans.

Ces ateliers sont encadrés par Candice Trocson, nouvelle chargée des publics du musée.

Les visiteurs pourront également découvrir les œuvres du peintre morézien Jean Ricardon, exposées jusqu’au 29 mars. Visite guidée de l’exposition ce mercredi 27 février à 15 h. Durée : 30 minutes. Entrée gratuite.

Place Jean-Jaurès, Hauts de Bienne. Tél. 03 84 33 39 30 ou info@musee.mairie-morez.fr

La vraie vie est absente

Si la mélancolie de son titre – « Mélancolie(s) » – est assortie d’un s entre parenthèses, c’est que ce spectacle prend appui sur deux pièces de Tchekhov : « Ivanov » et « Les trois sœurs ». Ici, Ivanov (rebaptisé Nicolas) et Anna (sa femme qui a tout quitté pour lui) se rendent dans la maison familiale d’Olympe et Sacha (qui ne sont autres qu’Olga et Irina, deux des sœurs de l’autre pièce originelle). Et pour y faire quoi ? Traînasser sur une terrasse, s’allonger dans des transats, boire des verres autour d’une grande table conviviale, s’extasier devant un feu d’artifice, bref, s’adonner aux plaisirs que seule peut s’offrir une bourgeoisie bohème protégée des difficultés de l’existence…

Mais cette douceur de vivre va vite virer au noir absolu. Parce que l’impuissance à agir sur le monde et l’angoisse d’en être plutôt le jouet, le sentiment d’être vieux avant l’heure et d’avoir tout gâché, la hantise de ce temps qui file comme du sable entre les doigts, mineront les huit personnages présents sur le plateau, jusqu’au désastre final. C’est l’autre raison pour laquelle la mélancolie du titre est plurielle : parce qu’elle circule entre toutes les âmes, n’en épargne aucune, comme une maladie contagieuse et mortelle…

Dans cette adaptation très contemporaine où les filles portent des jeans, les hommes des chemises bleues bien coupées et où des images de couples en voiture sont projetées sur des draps blancs, les mots de l’auteur russe né en 1860 semblent avoir été écrits aujourd’hui. La société désenchantée qui était la sienne aurait-elle avec la nôtre plus d’un point commun ? Sans doute. A moins que la mélancolie ne soit, comme le rire, le propre de l’homme. Et que la vraie vie, quel que soit son siècle, toujours lui manquera…

Le jeudi 7 mars, à 20 h 30, au théâtre de Lons-le-Saunier. Durée : 2 h. Dès 15 ans. Tarif plein : 21 euros.