Lons : controverses autour d’un nouveau lotissement

Murat Bulut, promoteur immobilier, souhaite avancer dans son projet de lotir 12 nouvelles maisons dans les quartiers des Rochettes-Beaujean.

109
Le vaste terrain (5 ha dont 1,2 constructible) acheté par Murat Bulut (en médaillon), comprend une maison à démolir.

Dans les quartiers tranquilles -voire cossus- des Rochettes-Beaujean, le torchon brûle toujours entre l’association homonyme (qui réunit 120 à 130 adhérents, en partie des riverains) et Murat Bulut, promoteur souhaitant créer un lotissement sur « les Hauts de Beaujean ». Ce dernier souhaite reprendre la main, après avoir laissé l’association « communiquer régulièrement depuis plusieurs mois ». Une manière de faire bouger les lignes après le moratoire décidé Jacques Pélissard, maire de Lons-le-Saunier, lors du conseil municipal de juin dernier. Selon Murat Bulut, le maire de Lons avait suspendu le phasage de cette zone à deux conditions : établir des échanges entre le promoteur du projet et les riverains, et obtenir des avancées sur le désenclavement du quartier. Malgré la création d’une voie descendant la côte de Montaigu (réservée aux camions), le Conseil départemental du Jura a en effet proposé une solution permettant aux véhicules de continuer à passer sous ce « toboggan » pour rejoindre Perrigny (vers JTD décolletage).

« Un autre promoteur y mettrait sans doute 30 maisons »

Pour Murat Bulut, le projet peut donc être relancé puisque les 2 conditions sont remplies, et car « la voirie du quartier serait reprise », citant Jacques Pélissard. Mais l’entrepreneur met aussi en avant des arguments ayant trait à la qualité de son projet : « Il s’agit de 12 maisons de 140 à 180 m2 à basse consommation (BBC) qui répondent à un besoin de familles souhaitant un cadre de vie agréable, un jardin pour leurs enfants, etc. ». Chacune d’elle disposera d’un terrain supérieur à 1.000 m2, « mais un autre promoteur y mettrait sans doute 30 maisons avec 300 m2 de terrain chacune » souligne Murat Bulut. « J’ai déjà beaucoup de demandes » confie le promoteur, qui a 35 ans, était auparavant expert-comptable. Pour obtenir le permis de lotir, il demande donc le phasage du PLU…même si le terrain est bien classé constructible, et ce depuis 1989. Murat Bulut se dit « prêt à aller en justice s’il le faut », mais espère sortir d’une situation « absurde » qui bloque un projet estimé à 3 ou 4 millions € sur 1,2 ha constructible.