Retraites : les manifestations dans le Jura en mode pause ?

L’annonce d’Edouard Philippe de suspendre l’âge pivot à 64 ans a rassuré certains syndicats. Mais jusque là, de nouvelles manifestations à Dole, Lons et Saint-Claude avaient « mis la pression ».

181
A Dole, des manifestations ont réuni environ 1200 opposants à la réforme des retraites.

A Dole 1200 manifestants selon la police (idem selon la CGT) issus de la CGT, FSU, CFDT, Sud Solidaires, PCF, etc. ont arpenté le centre-ville le 9 janvier. Idem à Lons le Saunier avec 1000 manifestants selon la police (2600 selon la CGT) et à Saint-Claude avec 200 manifestants recensés par les forces de l’ordre (350 selon la CGT).
La CGT a revendiqué au final ce 9 janvier « plus de 4000 Jurassiens mobilisés », mais quoi qu’il en soit cette mobilisation a prouvé qu’après plus d’un mois de grève la réforme des retraites ne passait toujours pas… Du moins avant l’annonce d’Edouard Philippe de suspendre l’âge pivot à 64 ans.
Une décision dont s’est félicité Erik Marchand, secrétaire départemental CFDT : « Il s’agit d’un geste d’ouverture du gouvernement, que la CFDT demandait depuis longtemps. Il nous reste jusqu’à fin avril pour trouver des solutions pour budgéter ce système » via la conférence de financement réclamée par le syndicat. Un calendrier jugé serré par Erik Marchand, qui ne désarme pas par ailleurs sur « la pénibilité au travail » (travail de nuit, charges lourdes, gestes répétitifs, etc.) : « Il nous faut aussi des avancées sur ce point ». Résultat des courses : le premier syndicat de France (2.500 adhérents environ dans le Jura) ne prévoit pas d’autres manifestations. Au contraire de la CGT qui a appelé à une nouvelle manifestation « au flambeau » le 16 janvier à Dole par exemple, exigeant toujours à l’abandon pur et simple de la réforme, et à une retraite à 60 ans entre autres.

A Lons, 1.000 manifestants ont défilé au centre-ville au plus fort d’une nouvelle mobilisation.

Tuée par son téléphone portable

Très active encore le 9 janvier dans les manifestations syndicales, Nathalie Pszola est décédée le soir même dans son bain. En cause son téléphone portable relié à une rallonge, elle-même reliée à une prise électrique située à distance réglementaire. Figure de proue de la lutte contre la « casse du système sociale », ses syndicats -FSU et SNUipp du Jura- ont été très choqués par sa disparition brutale à l’âge de 47 ans. Pour saluer l’enseignante doloise, par ailleurs secrétaire de la FSU du Jura, ils ont dépeint par communiqué une « inlassable militante de l’école publique et laïque, et une infatigable architecte de l’unité syndicale ». « Elle a été très impliquée dans le soutien aux sans papier par son action au sein du Réseau Enfant Sans Frontière » a également souligné le FSU-SNUipp.