Restauration du lit de la Bienne

Un chantier d’envergure sur la Bienne à Jeurre par le PNRHJ.

0
284
Romain Bellier explique in situ les objectifs de tels travaux en bordure de rivière!
Romain Bellier explique in situ les objectifs de tels travaux en bordure de rivière!
Des castors sont déjà venus sur cet emplacement.

 

En ce début d’année, le Parc Naturel Régional du Haut-Jura (PNRHJ) lance une ambitieuse opération de restauration du bon fonctionnement de la Bienne sur le site des anciennes carrières de Jeurre inactives depuis 2015 (Carrières Perrier). Les objectifs d’une telle opération sont que le cours d’eau retrouve un fonctionnement beaucoup plus naturel, en prévenant notamment les inondations, en diminuant la surface des plans d’eau de l’ordre de 2.7ha au profit de milieux alluviaux se connectant ainsi plus facilement avec la Bienne lors des crues. Les travaux doivent aussi réduire le risque de captage de la rivière, permettre une gestion plus efficace des espèces végétales exotiques envahissantes comme la Renouée du Japon, ou la Balsamine et enfin de favoriser la diversité des milieux, naturels et des espèces autochtones, tout en préservant les autres usages du site, au profit des populations riveraines.

L’ile aux castors bientôt…

C’est évidemment un chantier hors-norme, de par la dimension du cours d’eau, l’emplacement du site, ainsi que par la nature et l’ampleur des travaux engagés dans un premier temps de janvier à mars 2021 dans les opérations préparatoires des accès, du déboisement des emprises, et de la gestion des espèces invasives.
Dans un second temps d’août à novembre 2021, il s’agira de travaux, de terrassement avec suppression des remblais/digues, de remodelage du lit de la Bienne et des plans d’eau, de plantations.
Romain Bellier chargé de mission Grand cycle de l’eau au PNRHJ précise qu’il s’agit  «d’une opération de plus de un million d’euros, financés par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse à 70%, puis par la région BFC à 10% et le PNRHJ assurant les 20% restant».
«Le Parc, dit-il encore, espère que de tels travaux permettront aux espèces de se recréer dans un habitat naturel, végétaux et animaux. D’ailleurs la présence de castors a pu être détectée et observée déjà sur le site»…
A signaler aussi que le même projet doit être réalisé plus loin aux anciennes carrières de Lavancia, pour redonner à la Bienne un peu de son lustre d’antan.