SMUR 2 Jura Sud : quelques précisions s’imposent…

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Dans notre reportage « Rentrée sous tension au SMUR 2 Jura Sud » paru dans notre édition du 2 septembre, l’association « Du blanc pour sauver des vies » constatait le 26 août : « Seul SMUR disponible en transfert urgent pour infarctus. Arrêt cardiaque chez un autre patient de 65 ans. Pas de SMUR disponible ». Selon Eric Loupiac, délégué de l’AMUF (association des Médecins Urgentistes de France), les pompiers auraient été dépêchés mais n’auraient rien pu faire.
Il ajoutait : « Le Smur 2 ne l’aurait peut être pas sauvé../… mais on peut dire que ce patient a eu une perte de chances du fait de la fermeture de celui-ci ».
Le commandement du Sdis 39 se dit profondément choqué par cette affirmation. Ses responsables estiment que : “Sur cette intervention, en plus d’une ambulance de sapeurs-pompiers, un médecin sapeur-pompier est intervenu, médecin qui exerce aussi dans un Smur”.
Et d’ajouter : ” Les sapeurs-pompiers et leur médecin ont donné leur maximum pour sauver cette personne. Ils ont utilisé tout leur savoir-faire pour lequel ils sont formés…/… Affirmer que la victime a eu une perte de chance est faux et irrespectueux envers la famille et les sapeurs-pompiers ».
Eric Loupiac précise : « Je ne suis pas ennemi des pompiers, je suis moi-même ancien pompier » (ayant exercé comme médecin-chef aux sapeurs pompiers de Paris). S’il est persuadé que les médecins pompiers font de leur mieux, il précise que tous n’ont pas la qualification « médecine d’urgence », et que les infirmiers ou les conducteurs ne sont pas formés de la même manière ou soumis aux mêmes normes.
Le Sdis conclut : « Les Smur, les sapeurs-pompiers avec leurs médecins et infirmiers et les entreprises sanitaires privées apportent une réponse à la population de qualité, graduée avec un maillage territorial serré. Il convient de préserver cette coopération active et efficace sans jugement ».