Rencontre avec Cédric Bernettes, nouveau DGS de la CAP Val-de-Saône

Juriste de formation, Cédric Bernettes, 44 ans, est depuis le 15 juillet le nouveau Directeur général des services (DGS) de la Communauté de communes Auxonne-Pontailler Val-de-Saône. Un poste pour lequel il n'a pas postulé par hasard... Rencontre d'un passionné au parcours très passionnant.

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Cédric Bernettes, directeur général des services à la CAP Val-de-Saône.

En 2000, Cédric Bernettes fait ses premières armes dans la fonction publique à la mairie de Mâcon, aux ressources humaines, puis à la tête du secrétariat général : “C’était une bonne expérience, j’ai fait cinq années, c’est là où j’ai été formé, où j’ai tout appris. C’est là aussi où j’ai vite compris qu’il fallait être le trait d’union entre le politique et l’administratif. Ne pas raisonner uniquement administrativement mais avoir aussi une dimension politique dans la réflexion et apporter une dimension administrative technique pour consolider les projets du politique. C’est du conseil positif “, explique Cédric Bernettes.

De 2005 à 2009 à Auxonne

En 2005, le poste de DGS à Auxonne se libère, et fort de son expérience acquise auprès du DGS et de la DGE à Mâcon, Cédric Bernettes postule et est recruté par Antoine Sanz, le maire de l’époque avec qui il travaillera quatre ans : “C’était la poursuite de l’apprentissage à ce poste et j’ai eu l’énorme chance de travailler avec Antoine Sanz, un humaniste éclairé, qui m’a aussi appris parfois à canaliser mon énergie débordante !” indique le DGS qui avait trente ans à l’époque. “Puis j’ai travaillé une année avec Raoul Langlois qui était plus en délégation par rapport à ses adjoints et j’ai appris un autre volet avec un travail important avec les adjoints notamment sur le lancement des dossiers du port de plaisance et du Leclerc”, poursuit Cédric Bernettes.
En 2009, le DGS de la ville d’Auxonne a envie de changement pour dit-il “se remettre en question”. Ainsi, il prend le poste de DGS à Autun jusqu’en 2013, une période marquée par sa belle rencontre avec le député-maire Rémy Rebeyrotte. “Je dirais que c’est un peu mon mentor. Nous avons eu une relation de travail fusionnelle, on se comprenait très vite. J’ai travaillé là bas de 2009 à 2013 et j’ai eu comme une forme d’ accomplissement. On a mené des dossiers très compliqués sur Autun comme la fusion entre Autun et Saint-Pantaléon. Quatre années très riches et très usantes”, raconte le directeur.

Une nouvelle progression

En 2013, une “candidature d’opportunité” pour la mairie de Chenôve se présente : “Elle avait pour moi deux avantages : elle constituait une nouvelle progression de carrière et par ailleurs cela me rapprochait de Dijon, donc de mon cercle géographique de préférence qui est le Val-de-Saône. j’y ai vécu toute mon enfance et j’ai fait mon service militaire à Auxonne. Malheureusement ce fut une expérience négative, une erreur d’avoir candidaté pour ce poste de DGS. En fait, ce n’est pas la ville qui pour est moi est une ville très intéressante et décriée souvent à tort. Le problème, c’était clairement l’équipe municipale dont je tire un bilan très contrasté des relations très compliquées avec le maire qui a abouti à ma démission au bout de trois années”, explique Cédric Bernettes.
La loi NOTRé vient au secours du DGS : “Ensuite, ma chance a été la loi NOTRé qui m’a permis de rebondir dans le contexte de fusion des communautés de communes. J’ai candidaté à la Com.com de Semur-en-Auxois qui allait fusionner avec celles de Vitteaux et Précy-sous-Thil. Je suis arrivé le 2 novembre 2016 et la fusion était effective au 1er janvier 2017. J’ai travaillé avec la présidente Martine Eap-Dupin également conseillère départementale. Avec elle, j’ai retrouvé un binôme élu-DGS comme j’apprécie. Nous avons travaillé pendant trois années sur la fusion, des projets de développements économiques, l’organisation de l collectivité, la consolidation des finances, etc. Ce fut une expérience très positive.

De retour sur ses terres

Au départ j’étais prévu pour rester jusqu’en 2020 à Semur, mais j’avais toujours en tête de travailler à la Communauté de communes d’Auxonne-Pontailler et le poste s’est libéré au printemps 2019. J’avais deux arguments pour candidater ici : d’abord c’est mon territoire de vie, et par ailleurs Marie-Claire Bonnet-Vallet était la présidente. J’avais eu l’occasion de la rencontrer parce qu’elle aussi présidente de Côte d’Or tourisme. Elle a exactement les caractéristiques que je recherche chez un élu : une grande honnêteté intellectuelle, une grande franchise, le sens de l’intérêt général, sa droiture et une approche humaniste des choses. Je suis arrivé le 15 juillet ici et franchement je ne le regrette pas, j’ai beaucoup de plaisir à travailler à ses côtés.

Les projets en cours…

En fait, ce sont surtout des projets en lien avec les grandes compétences. Le développement économique qui se décline en trois projets : le tiers-lieu à Tillenay, , une zone d’activité à l’entrée de Villers-les-Pots et la zone d’activité à Vonges. En lien avec cela, il y aura le développement des circuits courts également en lien avec le projet d’alimentation territoriale porté par la présidente. Nous avons aussi la promotion du tourisme avec le déploiement du projet de la signalétique avant le début de la saison prochaine. Il y également un gros travail enfance-jeunesse sur la collectivité avec ses 17 sites pour 35 communes.