Renault Clio V, l’icône régénérée

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Sans changer réellement de style, la nouvelle Clio subit une vraie révolution intérieure, technologique et qualitative.

De prime abord, la nouvelle Clio a quasiment tout de son aînée mais, en y regardant de plus près, on voit bien qu’il s’agit d’une autre auto, plus moderne et plus dynamique.

Plus légère et dynamique

Sa nouvelle plateforme lui apporte un précieux gain de poids de 50 kg gagnés notamment sur la carrosserie, les essieux et le capot. Elle adopte également un fond caréné pour une amélioration aérodynamique et acoustique. À l’avant, le capot intègre des nervures pour un effet sculpté. La calandre s’agrandit et le bouclier avant est plus marqué. Par rapport à sa devancière, la nouvelle Clio est également raccourcie de 12 mm, abaissée de 8 mm et jusqu’à 48 mm sur la chute de toit en bout de becquet pour gagner en aérodynamisme et sportivité. L’habitabilité ne pâtit absolument pas de ces changements. Les projecteurs 100 % LED, le hayon affleurant et la ligne chromée autour du vitrage latéral participent à la modernisation du style extérieur. L’architecture du coffre a été optimisée à 391 l en essence ou 366 l en diesel.

Révolution intérieure

Dans l’habitacle, les designers du Losange ont tout repensé. Globalement l’ensemble et très soigné et le toucher agréable,sauf sur les contre-portes et sous la planche de bord où l’on peut encore trouver des plastiques rigides. Tournée vers le conducteur, la planche de bord en forme de vague est découpée en trois parties horizontales, avec une coiffe au revêtement moussé, un bandeau central et une zone inférieure dédiée aux éléments fonctionnels, comme la boîte à gants. Elle se compose d’un « Smart Cockpit » numérique dont l’élément clé est l’écran multimédia pouvant aller de 7 à 9,3 pouces. Avec son nouveau système connecté Renault EASY LINK, iI propose l’ensemble des prestations multimédia de navigation (connectée à Google) et d’infotainment. Une barrette de petites touches dites « piano » située sous les bouches d’aération donne un accès direct aux principales commandes. Sur la console centrale le frein de parking électrique fait son apparition. Enfin le volant s’affine grâce à un airbag plus compact que sur le modèle précédent. Pour ce qui est des technologies embarquées, la Clio dispose de la caméra 360° et le freinage actif d’urgence avec détection de cyclistes et de piétons, la reconnaissance des panneaux, le maintien dans la voie et le détecteur d’angle mort.

Comportement dynamique

Sur la route, que ce soit avec la version TCe100 ou la TCe130, les impressions sont aussi nouvelles. La direction, plus maniable et plus réactive, apporte un retour d’information au volant plus fiable.
L’équilibre général du châssis, le train avant plus raide et le guidage du train arrière font merveille et permettent d’enrouler les courbes à vitesse soutenue sans avoir à souffrir des transferts de masse. Dans la même veine, le travail d’optimisation des courses de suspension gomme aisément les aspérités de la route.
Le confort acoustique a également progressé avec une bonne insonorisation générale très bien perçue avec le TCe130, un peu moins avec le TCe100 et son ronflement caractéristique de 3 cylindres.
Pour ce qui est des motorisations, le Tce100 et le TCe130 mis à notre disposition ont chacun leur cible : les purs citadins pour le premier et les polyvalents pour le second. Le TCe100, un trois cylindres 1,0 l à injection indirecte, ne délivre que 160 Nm de couple et il ne faut donc pas lui demander de délivrer ce qu’il n’a pas : de la puissance. Par contre, il se montre très souple, jamais creux et toujours réactif avec de bonnes relances dès 200 tr/mn. La boîte manuelle qu’il faut abondamment manipuler pour pousser cette mécanique dans ses retranchements, se montre cependant désagréablement accrocheuse. Pour peu qu’on ne lui en demande pas trop, il a l’avantage de ne pas être trop gourmand en essence avec un 5,9 l/100 km relevé lors de notre essai à une allure assez soutenue.
Le TCe130 avec une finition RS Line doté d’une boîte auto EDC7 avec palettes au volant se montre pour sa part plus enjôleur. Avec ses 240 Nm de couple, il assure et procure un vrai plaisir de conduite. Et ce d’autant plus que la consommation de 7 l/100 km relevée lors de notre prise en mains n’est pas excessive.
Vendue à partir de 14 100 € (SCe 65 Life), cette Clio 2019 monte à 21 400 € pour notre version d’essai TCe100 Intens et jusqu’à 24 100 € pour notre Clio TCe130 RS Line, et même 26 000 € pour la version Initiale Paris qui arrivera en concessions sous peu. Deux diesels (Blue dCi 85 et 115) sont également au catalogue. De petits blocs essence, SCe65 et 75 arriveront par la suite et, en 2020, on saluera la naissance de la version hybride 130 ch et sa batterie de 1,2 kWh.

2019 – Clio intérieiur

Les plus

Habitacle agréable et qualité perçue en net progrès
Confort de suspension
Châssis très stable
Habitacle et coffre spacieux
Insonorisation

Les moins

Peu de différences avec le modèle précédent
Commande de boîte manuelle accrocheuse
Performances modestes du TCe 100La fiche technique

Motorisations : trois-cylindres turbo essence 1.0 TCe 100, quatre cylindres 1.3 turbo TCe 130 forcément associé à une boîte double embrayage EDC 7, et du diesel 1.5 Blue dCi, décliné en 85 et 115 ch
Couple : 160 Nm (TCe 100), 240 Nm (TCe 130), 220 Nm (Blue dCi 85), 260 Nm (Blue dCi 115)
Longueur hors tout : 4 050 mm
Empattement : 2 583 mm
Largeur hors tout : 1 988 mm
Hauteur hors tout : 1 440 mm
Garde au sol : 135 mm
Volume de coffre essence / Diesel : 391 l / 366 l
Roue de secours : oui