Ralentisseur anti-attentats : et de trois…

Le dispositif anti-voitures béliers visant à sécuriser le centre-ville a été de nouveau testé, un test non concluant. Un troisième essai aura lieu dans les semaines à venir.

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Sur les voitures un peu basses, l'ancienne version frottait parfois.

Après les critiques émises par des automobilistes lors d’un premier test en avril, le « gendarme couché » avait fait son retour à l’angle de la rue Jean Jaurès et du théâtre. L’entreprise sanclaudienne Dalitub, conceptrice de ce dispositif innovant, l’avait amendé afin de rendre son profil escarpé plus compatible avec les bas de caisse et les pare-chocs de certains véhicules. Des améliorations qui n’ont pas suffi à convaincre, puisque le maire, Jacques Pélissard a décidé le 14 juin d’interrompre le deuxième test de ce ralentisseur anti-voitures béliers. De nombreuses critiques ont en effet de nouveau fusé, en particulier sur les réseaux sociaux : « Il me rend dingue votre ralentisseur ! », « même a 10 kilomètres heure, ma voiture frotte », « les amortisseurs de ma voiture n’ont pas aimé et mon dos non plus », etc. Sur sa page Facebook, la mairie a donc rappelé le pourquoi de l’affaire : « Suite à l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, les dispositifs de sécurité imposés par les services de l’État (préfecture, forces de l’ordre) lors de manifestations publiques en extérieur ont été rehaussés afin de se prémunir contre les attaques au véhicule bélier. Ces contraintes s’imposent aux organisateurs d’événements, et nous avons donc l’obligation de les respecter ».

La fête de la musique sécurisée

Néanmoins la ville de Lons le Saunier souhaite que « des améliorations…/… soient apportées au prototype avant d’envisager un nouvel essai ». Selon Jacques Pélissard, l’idée serait de rallonger le coussin berlinois, d’où un dos d’âne moins marqué afin de limiter les dégâts éventuels pour les véhicules. Trois dispositifs (herses déployées) ont néanmoins été utilisés pendant la fête de la musique le 21 juin, en complément de blocs de béton disposés sur la chaussée : un avenue Jean Moulin, en face du bar le Bourgogne, un vers côté de l’ancienne mairie, et un dernier rue Lecourbe, devant le Nouvel hôtel.
La plus grosse manifestation populaire de l’année (avec une densité incroyable de jeunes) a donc pu se dérouler sans embûches. « Pourquoi ne pas simplement mettre des bornes rétractables ? » interrogent certains, comme cela existe déjà par exemple rue de Ronde.  La ville leur a répondu : « Les bornes rétractables qui permettent d’arrêter des poids lourds doivent être fixées dans des blocs de béton de plusieurs mètres cubes. Elles nécessitent donc des travaux très lourds pour les installer (terrassements importants et coupure de la circulation pendant plusieurs semaines, coût conséquent). De plus ces bornes ne peuvent pas être déplacées ». Un troisième essai aura donc lieu dans les semaines à venir, qui sera sans doute le dernier, selon le premier édile de la ville.