Pro D2 : l’U.S Oyonnax complètement à l’ouest !

En s'inclinant le week-end dernier 20 à 30 à domicile face au leader Vannes, les hommes de Joe El Abd ont testé leurs limites et révélé leurs insuffisances. Une bonne base de travail, pour mieux repartir au charbon...

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Tony Ensor réduisait l'écart à l'heure de jeu. Mais ce sursaut d'orgueil était trop bref, pour espérer renverser la vapeur.(crédit photo : ©Bocquet)

Certes, l’habituelle ferveur de Mathon aurait probablement joué son rôle de seizième homme. Cependant, le huis clos n’excuse pas tout.
On en attendait mieux, beaucoup mieux, de la part du quinze haut-bugiste pour cette affiche de la 11ème journée avec la réception du leader breton, à la clé.
Car ce sont bien les Vannetais qui ont pris le jeu à leur compte. Menant la partie de bout en bout. S’imposant globalement dans tous les compartiments du jeu. Renversant du même coup, les certitudes trop théoriques (trop illusoires aussi), que nourrissaient certains Oyonaxiens.
Cherchez le coupable : un excès de confiance des Oyomen ? Pas seulement. Sans doute un peu de suffisance des rouges et noirs, aussi. Surtout.
En effet, en affrontant un leader fragilisé par sa dernière défaite à domicile, il y avait la place pour imprimer du rythme, du style : de la puissance et de la vitesse.
Ce qui fut loin d’être le cas.

Une seconde période catastrophique

Profitant opportunément d’un jeu au pied bien maitrisé, les Bretons se sont appropriés le terrain et le score. A l’image de l’essai de Kevin Bly qui permettait aux siens de mener 10 à 3 dès la 20ème minute de jeu. L’égalisation de Benjamin Geledan suivait. Encore une pénalité pour chaque formation, et les deux équipes rejoignaient les vestiaires sur un score de parité : 13 à 13.
C’est en seconde période que la tâche s’est corsée. Puisque dès la reprise, Matthys Gratien remettait les visiteurs sur de bons rails (13-20). Avant de récidiver 10 minutes plus tard, et de faire prendre le large aux habitués du littoral océanique (13-27).
Tony Ensor réduisait l’écart à l’heure de jeu (20-27). Mais ce sursaut d’orgueil était trop bref, pour espérer renverser la vapeur.
Une dernière pénalité encaissée (20-30), et malgré toute l’abnégation (trop tardive) des Oyomen, le score en restait là.
Cruelle désillusion pour le peuple supporter de la Plastics Vallée qui espérait une toute autre issue pour ce choc au sommet.
Cela dit, avec deux matchs en retard en réserve et seulement six points d’écart sur leurs adversaires du jour, les Oyomen sont loin d’avoir perdu la guerre.
Une saison est longue. Elle devrait logiquement permettre aux rouges au noirs de revenir flirter avec la première place, d’ici peu.