Privatisation des barrages : le point sur la situation

L'Europe voudrait forcer la France à privatiser 150 barrages hydroélectriques. Mais qu'en sera-t-il vraiment ? A suivre...

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Le Barrage de Vouglans resterait dans le giron du public!

Il y a plus de dix ans déjà que la Commission Européenne réclame la fin de «l’abus de position dominante», qu’exerce à ses yeux EDF l’opérateur historique sur la gestion et l’exploitation des barrages en France, et l’échéance arrive.
Elle veut ainsi qu’une part non négligeable de ceux-ci soit cédée à des entreprises privées, pour une «plus saine concurrence» dit-elle, soit une privatisation en quelque sorte de la gestion de bon nombre de ces ouvrages. Il s’agit ici pour elle de mettre fin, à incompatibilité avec l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’UE.
Au départ le Premier Ministre Philippe et le Président Macron en étaient plutôt d’accord, malgré une très forte opposition tous partis confondus… Cependant Covid ou pas, les choses ne paraissent plus tout à fait pareilles…

Le plan Hercule

Demandé par la Commission européenne pour éviter que les aides d’État à l’électricien français ne viennent fausser la concurrence, le plan «Hercule» est au départ un projet gouvernemental de réorganisation et de privatisation partielle d’EDF annoncé en juin 2019, puis revisité.
Le projet actuel prévoirait alors de séparer les activités du groupe entre trois entités distinctes : un EDF «Bleu» public pour le parc nucléaire et une branche «Azur» pour l’hydroélectricité, qui pourraient être intégralement renationalisées donc, ainsi qu’un «EDF Vert» pour les énergies renouvelables, la distribution et la commercialisation, dont le capital serait ouvert au privé à hauteur de 35%.
Cependant le 13 janvier dernier, les sénateurs ont exprimé leurs inquiétudes lors d’un débat quant à l’avenir d’EDF, car tout ceci se lit au conditionnel…
Et il faut simplement rappeler ici que le barrage de Vouglans fait partie des 150 ouvrages hydroélectriques concernés… Pour l’instant plus de soucis, mais la vigilance doit rester de rigueur jusqu’au vote définitif de la loi.
A suivre…