Patrick Elvézi, candidat du rassemblement pour la mairie de Lons ?

Alors que l’affrontement entre deux listes de la majorité se dessine, « je n’exclus rien » confie celui qui subit une « forte pression » afin de se déclarer candidat aux prochaines élections municipales.

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Patrick Elvézi, remplaçant de Jacques Pélissard à la tête d'Ecla, sera t-il également son successeur à la tête de la ville ?

Après Cyrille Bréro la semaine dernière (notre édition du 2 septembre), Patrick Elvézi se trouve désormais au centre de toutes les discussions politiques en vue des prochaines municipales… un peu à son corps défendant.
Le président d’Ecla (Espace communautaire Lons agglomération) confie en effet être au cœur de « sollicitations nombreuses et variées, d’une forte pression » lui suggérant « tu dois y aller, cela calmerait le jeu ». Un jeu devenu trouble, voire dangereux pour la majorité municipale du fait d’un affrontement potentiel entre deux listes fratricides : d’un côté Christophe Bois (LREM) et Sophie Oblinski (LR), ticket adoubé par Jacques Pélissard, maire sortant après plus de 30 ans de mandat. De l’autre Cyrille Bréro (SE, centre droit), qui de source sûre envisageait de se déclarer courant septembre et aurait déjà constitué une liste.

Pour la concorde…

Sans les nommer, Patrick Elvézi évoque « des personnes qui se respectent », mais qui pourraient peut-être à l’avenir entrer en conflit. Un conflit qui serait d’autant plus dévastateur qu’en face la minorité fait bloc autour d’une liste commune gauche-écologistes (Thierry Gaffiot, Anne Perrin, Claude Borcard et Jean-Yves Ravier), dont la tête est en cours de détermination. « Compte tenu des risques de frictions (au sein de la majorité), je n’exclus rien » confie donc Patrick Elvézi.
Y compris même la possibilité de se retirer de la vie politique à 70 ans l’an prochain, « après déjà trois mandats ».
Une chose est sûre : s’il souhaite à tout le moins poursuivre sa mission à la tête d’Ecla, son président doit passer par la case des élections municipales, et donc être candidat sur une liste. « Laissez moi jusqu’à la fin du mois de septembre pour me décider » conclut celui qui veut être sûr de faire le bon choix.

Un management apprécié à Ecla

De l’aveu même de certains élus de la minorité, Patrick Elvézi a su imposer au sein d’Ecla (depuis son arrivée à la présidence en janvier 2017), une certaine sérénité dans la gouvernance empreinte d’écoute et de consensus. S’il reste fidèle à son positionnement de centre droit (mouvement radical), Patrick Elvézi ne perçoit pas son parti si éloigné de LREM, entre lesquels il y a eu des alliances pour les dernières élections européennes. Christophe Bois, candidat officiel de LREM, reste toutefois plus que jamais décidé à poursuivre sa campagne. Le grand remue-ménage pré-électoral semble réserver encore de bonnes surprises dans la ville préfecture…