Municipales : le maire de Domblans fait durer le suspens

Lors de ses vœux, Bernard Frachon a indiqué qu’il annoncerait sa décision avec trois de ses adjoints dans les prochains jours.

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« C’est avec une certaine émotion et une émotion certaine que je préside cette cérémonie car c’est la dernière fois que je le fais… au cours de ce mandat. » C’est par un trait d’humour que le maire de Domblans, Bernard Frachon, a entamé la cérémonie des vœux de la municipalité, dimanche 12 janvier, à la salle des fêtes de Domblans.

La loi interdisant à un maire de communiquer sur ses actions communales à l’approche des élections, il n’a présenté ni bilan ni perspectives, « bien que nous en ayons ». L’élu a choisi de mettre à l’honneur le personnel municipal, la quinzaine d’associations de la commune qui œuvre dans différents domaines (social, culturel, sportif), les partenaires et les élus. Concernant ces derniers, il a souligné leur « état d’esprit d’équipe et de solidarité » et remercié leur famille. Il a conclu sa « matinée d’hommages » par une pensée émue pour son adjoint, Daniel Chalandard, décédé en mars 2018.

Une liste en cours de constitution

« Ma mission est passionnante, même si elle est parfois difficile à assumer, a poursuivi le maire. Les élections municipales, beaucoup y pensent ici et je ne suis pas le dernier. » Bernard Frachon a insisté : « Vous êtes nombreux à vous demander si je solliciterai un nouveau mandat. Avec trois de mes adjoints, nous vous annoncerons notre décision dans les tous prochains jours. »

Pas de date programmée pour autant. Des conseillers municipaux n’ont pas attendu la position du maire et une liste est en train de se constituer sans lui.

En 2019, il voulait « passer la main »

Lors des vœux pour 2019, alors que Bréry et Domblans venaient de fusionner, le maire de la commune nouvelle, Bernard Frachon, avait pointé du doigt un de ses objectifs : enrichir le potentiel d’élus locaux en vue des prochaines échéances communales. Pour lui, après quarante-deux années au service de Domblans, il était « temps de passer la main ». Un an plus tard, il n’est pas certain que sa position soit toujours d’actualité…