Mont-sous-Vaudrey : un village attrayant au passé brillant

Commune d’environ 1260 habitants, Mont-sous-Vaudrey bénéficie d’un tissu associatif et commercial particulièrement dense. À la croisée des chemins – entre Dole, Poligny, Arbois et Salins-les-Bains – cette localité dispose de nombreuses qualités. Effectivement, son histoire est un véritable atout pour le dynamisme de son territoire. Reportage.

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Un itinéraire entre la riche église de l’Assomption, la Maison Commune et le parc du château du président.

Un tissu associatif solide

Les associations de Mont-sous-Vaudrey se portent bien. Régulièrement, dans la presse locale, des articles rapportent les initiatives de la population pour dynamiser le village. Dernièrement, la rando’soupe – organisée par l’association Anim’Mont – draina près de 300 personnes. Du CCSVA qui compte environ 600 adhérents à l’association de Tennis, en passant par Amaous et Highlands Pipes & Drums, Mont-sous-Vaudrey est incontestablement animé. Des jeunes aux anciens, les bénévoles de la trentaine d’associations n’oublient personne.

Plusieurs activités sont proposées dans ce village : football, tennis de table… Dans un cadre verdoyant, les plus jeunes peuvent alors en choisir une, se défouler et briller lors des compétitions sportives. C’est notamment le cas dans le twirling bâton ou le football, où des talents prometteurs excellent. Une fois de plus, le bénévolat est la clé de voûte de ce dynamisme.

Vivant et animé, Mont-sous-Vaudrey s’illumine quelques jours par an. Ainsi, le 13 juillet au soir, 600 à 700 personnes se massent sur le sol monier. La fête patronale du 15 août est également une institution qui offre à la population des moments de communion. Organisées ce même jour par l’association Anim’Mont, Les Foulées du Val d’Amour sont aussi un événement pour cette localité dynamique.

L’an dernier, une nouvelle gendarmerie fut inaugurée.

Un village attractif

Mont-sous-Vaudrey a su s’adapter. Depuis une vingtaine d’années, le visage de ce bourg a bien muté. En 2014, les Jardins de Coralie – ensemble de 10 logements et d’une salle de convivialité destinés aux seniorsvinrent agrandir le parc locatif communal. L’an dernier, une nouvelle gendarmerie fut inaugurée.

Outre l’école qui abrite environ 150 élèves, le Collège Jules Grévy – qui en accueille autant – est un atout supplémentaire.

Résultat : ce village propre et fleuri ne cesse de croître démographiquement. Ainsi, régulièrement, de jeunes parents s’installent à Mont-sous-Vaudrey. Les terres monières étant convoitées, les maisons à vendre ne le restent jamais bien longtemps.

Et pour cause, une trentaine de commerces arbore ces terres. D’un chocolatier réputé pour ses gourmandises à un excellent boulanger, d’une fleuriste à un buraliste ; les habitants des communes voisines fréquentent régulièrement Mont-sous-Vaudrey.

Concernant les services, cette localité n’en manque pas. Peu de villages de 1260 habitants peuvent se vanter d’abriter une gendarmerie, une caserne de pompiers, un bureau de Poste et une déchetterie. De nombreux professionnels de santé exercent également à Mont-sous-Vaudrey. En bref, les habitants ont l’impression d’avoir tout à porter de main – ce qui les rassure grandement.

La considérable concentration d’entreprises dans cette localité permet à celle-ci de bénéficier d’une relative renommée. Par conséquent, avec le concours d’entreprises voisines, le village se caractérise par un faible taux de chômage.

Culture, histoire et tourisme

La culture occupe une place privilégiée dans ce village. Outre la médiathèque du Val d’Amour qui offre un accès aux savoirs, la commune hérita d’un passé glorieux et atypique.

Jules Grévy – figure incontournable – naquit à Mont-sous-Vaudrey le 15 août 1807. En janvier 1879, il fut élu président de la République française, et le resta jusqu’en 1887. Ses mandats ne l’empêchèrent pas de rentrer dans sa gentilhommière de son bourg natal (château Jules Grévy). Mont-sous-Vaudrey devint alors un petit centre politique.

Aujourd’hui enterré dans le village – tout comme Auguste Pointelin (1839-1933) – brillant peintre international qui passa le dernier tiers de son existence à Mont-sous-Vaudrey – la mémoire de Jules Grévy y est très vive. Chaque 14 juillet, pour la fête nationale, une délégation de l’État visite le caveau de l’ancien notable. Un réel privilège pour cette localité.

Autre homme illustre, Léon Guignard (1852-1928) – qui fut président de l’Académie des Sciences en 1919 – naquit dans ce lieu en 1852. Plus récemment, le docteur Fortunat Pactet (1834-1911), libre-penseur, maire de 1878 à 1888 et conseiller général du Jura durant plus de trente ans, fut mis à l’honneur. En juin 2019, les membres de l’association culturelle Amaous défrichèrent le caveau de ce médecin, alors recouvert de végétation.

Mont-sous-Vaudrey essaie donc de tirer bénéficie de son histoire. En décembre, la sortie du livre Mont-sous-Vaudrey autrefois (1879-1990) prouva cette volonté de faire émerger ce passé. Ce fut un carton plein : 500 ouvrages imprimés ; 500 ouvrages vendus. Dans cette lignée, quatre panneaux visant à valoriser l’histoire de Jules Grévy seront prochainement installés aux entrées de la commune.

À la fin de l’année, par l’établissement de la voie verte sur l’ancienne ligne ferroviaire Dole-Poligny, de nombreux touristes devraient pouvoir découvrir ces histoires étonnantes, notamment lors des célèbres balades à Jules. Un itinéraire entre la riche église de l’Assomption, la Maison Commune et le parc du château du président.

Mont-sous-Vaudrey accueillera le Tour du Jura…

Créé en 2003, le Tour du Jura est devenu une institution locale de cyclisme. Le samedi 9 mai, le départ et l’arrivée de la deuxième étape de la compétition se feront à Mont-sous-Vaudrey. Si la météorologie le permet, plus d’un millier de personnes sont attendues sur la place du village.

Dynamique et prospère, Mont-sous-Vaudrey bénéficie d’une certaine renommée liée à ses divers atouts.