Mont-sous-Vaudrey : des bénévoles nettoient les rues

Au début du mois, trois demi-journées ont été organisées pour lustrer le village. Impulsée par la commission embellissement qui s’inscrit dans les sillons de la commission fleurissement, cette action a permis de retirer du sol des dizaines de kilogrammes de déchets. Du ramassage d’une demi-douzaine de masques au retrait d’arbustes morts, retour sur une action rythmée par le civisme.

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"On a un coin qui est vraiment sale. Des camions se garent à cet endroit. […] Les gens jettent leurs déchets. Nous avons ramassé plus de cent cinquante bouteilles, dont des bouteilles pleines d’urine. Avec la végétation, ça ne se voit pas, mais lors de la première demi-journée, sur trente mètres, vingt sacs poubelles de cinquante litres ont été ramassés", Paulette Giancatarino, maire de Mont-sous-Vaudrey.

Sur 30 mètres, 20 sacs poubelles ramassés !
Paulette Giancatarino, maire de Mont-sous-Vaudrey depuis mai 2020, tire la sonnette d’alarme ; « On a un coin qui est vraiment sale. Des camions se garent à cet endroit. […] Les gens jettent leurs déchets. Nous avons ramassé plus de cent cinquante bouteilles, dont des bouteilles pleines d’urine. Avec la végétation, ça ne se voit pas, mais lors de la première demi-journée, sur trente mètres, vingt sacs poubelles de cinquante litres ont été ramassés ».
Armés de gants et de gilets de haute visibilité (par une pirouette, j’évite les gilets jaunes…), une douzaine de bénévoles donnèrent quelques heures pour améliorer leur cadre de vie. Mais le COVID-19 n’était pas loin puisque des masques furent trouvés. Paulette Giancatarino, agacée, explique que « Les employés municipaux ne sont pas là pour ramasser des masques et prendre des risques à cause de personnes négligentes » – avant d’appeler lesdits individus à participer à ces actions pour prendre conscience des conséquences de leurs actes. Triés, les déchets ont été recyclés.

Pour que le village soit accueillant

La population était invitée à participer à ces moments sensibilisateurs et générateurs de liens sociaux. Au menu : ramassage de déchets plastiques et de déchets verts. Effectivement, comme le déclare une bénévole ; « On a enlevé de l’herbe et des arbustes qui étaient fichus. Ça faisait laid ». Ceux-ci furent aussitôt compostés. Finalement, l’objectif ultime était pédagogique et de rendre « accueillant le village natal de Jules Grévy » – comme le précise Paulette Giancatarino – avant d’ajouter qu’ « à l’avenir, le but serait de faire participer, peut-être, la jeunesse ».
Les vestiges du monde d’avant gisent dorénavant dans l’obscurité. En devenant responsable, il est venu le temps de saisir cette chance historique de vivre autrement, plus proprement, puisque maintenant, nous savons qu’une vie différente est possible…