Mignovillard encore impacté par le crash du Mirage

L’armée de l’air a informé la population des suites de l’accident, dans une réunion publique très suivie. La zone sera encore sous cloche plusieurs mois, englobant une piste de raquettes.

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Le Mirage 2000 naviguait aux instruments avant le crash.

Une bonne centaine d’habitants ont assisté le 22 janvier à une réunion publique d’information sur le crash du Mirage 2000 D survenu le 9 janvier non loin du chalet de la Bourre. Une très longue enquête (1 voire 2 ans) ne fait que commencer, mais la partie de forêt où s’est produit ce dramatique et rarissime accident sera rouverte au public après la fonte des neiges a précisé le colonel Stéphane Spet.
Des débris étant prisonniers du manteau neigeux, il faut en effet attendre la fonte de celui –ci pour récupérer un maximum des restes de l’avion. S’ils en trouvent, les habitants seront amenés à les ramener en mairie où ils seront ensuite remis à l’armée. Conséquence logique : la piste de raquettes des grands Boujons sera fermée pour tout l’hiver.
Une inquiétude concernait l’eau potable, qui aurait pu être polluée par du kérosène : l’armée de l’air a expliqué que 2 sources était sous surveillance, et qu’un système de protection avait été mis en place, au cas où. La vie a repris son cours dans le village de 800 âmes encore parcouru par les militaires, mais la mémoire du pilote et du navigateur expérimentés, Baptiste Chirié et Audrey Michelon, est encore dans tous les esprits.