MBF ne veut pas mourir

Le combat des salariés continue.

0
73
Le combat continue chez MBF malgré la liquidation judiciaire!

Après 83 jours de lutte par les salariés de MBF, pour préserver leur outil de travail, la décision de liquidation judiciaire du Tribunal de Commerce de Dijon a été ressentie comme un coup de poignard dans le dos, et s’est propagée comme un feu de brousse sur la ville ce mardi 22 juin 2021 en fin d’après-midi, créant ainsi trouble, consternation et virulentes colères envers cette décision grave de conséquences.
Le plus cynique fut cependant l’annonce dans la foulée, le cadavre de l’entreprise encore chaud, du déploiement d’un fonds de 50M€ par le gouvernement afin d’accompagner la recherche d’emploi des salariés ainsi licenciés et de remettre de l’ordre dans la filière fonderie française, l’entreprise san claudienne servant ainsi de «cellule d’expérience». Pourquoi n’y avoir pas pensé avant ?
En outre une cellule de reclassement va être mise en place dès cette semaine rue Bonneville. De plus dès le lendemain un commissaire-priseur venait frapper à la porte de l’entreprise pour en faire déjà l’inventaire du matériel, machines et marchandises, «les vautours arrivent…» a-t-on pu entendre dire.
Il a été gentiment renvoyé à ses chères études par les salariés présents. Et ces derniers de réagir «Nous ne voulons pas de sous pour l’instant, mais du boulot».

Résistances…

Devant ce gâchis «les  MBF» se considérant toujours chez eux, et veillant au grain dans leur usine san claudienne envisagent diverses actions réelles ou plus symboliques, dont par exemple un dépôt de plainte contre l’Etat ou le gouvernement lui-même «pour non-assistance à personne en danger» et contre les anciens dirigeants de l’entreprise.
Une pétition de soutien a été mise en ligne. L’idée de monter une société coopérative et participative (Scop) est également toujours dans les esprits des plus déterminés. A cet effet la Région Bourgogne Franche-Comté était prête à entrer au capital, mais il faudrait un minimum de salariés intéressés… Cela rappellerait ainsi l’esprit coopératif, solidaire et résistant  des «Anciens coopérateurs du Jura», sous l’impulsion dès 1896 de Henri Ponard.
Le combat continue…