Malvoyants : un docu qui donne espoir

La vue, c’est la vie : que faire quand on la perd ? C’est la question à laquelle répond l’association « Faire ça voir », spécialisée dans l’information sur ce domaine vital.

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"On est là pour vous informer et vous aider" explique Ted Carret.

« L’aveugle dans sa nuit peut être entouré de lumière et continuer de chercher son chemin » : cette maxime de Pierre Trépanier (professeur québécois) illustre la raison d’être l’association « Faire ça voir ». « Perdre la vue peut hélas arriver à tout le monde » explique son président Ted Carret. En particulier à l’époque où 50% des adolescents deviennent myopes à cause d’une utilisation presque non-stop des smartphones et de leur (nocive) lumière bleue. « Trois millions de Français sont malvoyants, dont 1 million en raison d’une DMLA » poursuit l’opticien installé sous l’enseigne « Atol » à Lons. Spécialisé dans la basse vision, il dépeint le chemin de vie d’un malvoyant comme un long parcours parsemé d’embûches : après le choc, viennent en général le déni, puis la colère, la peur, et la tristesse. Après ces phases négatives, viendront parfois l’acceptation, le pardon, voire la quête de sens. La perte (partielle ou totale) de la vue constitue un terrible choc, puisque « 80% des informations traitées par notre cerveau passent par la vue » relate le spécialiste. « Tous les repères sont chamboulés, beaucoup de malvoyants sont perdus et se confinent chez eux ».

Des solutions humaines et techniques

C’est pourquoi l’association nationale « Faire ça voir » a été créée en 2017 avec le soutien des opticiens « Atol » pour aider les malvoyants et les informer sur les multiples spécialistes disponibles : médecin ophtalmologiste, orthoptiste, opticien spécialisé en basse vision, ergothérapeute, instructeur en locomotion,  psychologue et diverses associations dont Faire ça savoir, mais aussi Rétina ou Valentin Haüy. La particularité de « Faire ça savoir », c’est d’informer non seulement les malvoyants et leurs proches, mais aussi le grand public explique Ted Carret. Ce qui sera possible grâce à un premier documentaire intitulé « Nos yeux et leurs handicaps invisibles ». A travers de beaux parcours de vie, il montrera comment l’anéantissement peut laisser place à autant de « résurrections » personnelles, grâce à tous ces moyens. Des appareils spécifiques (verres spéciaux, loupes électroniques, lunettes à synthèse vocale, etc.) pourront également être essayés. De quoi (re)donner espoir à ceux qui connaissent un handicap visuel.

Projections le 26 mars à 18 h à Saint-Claude (espace Mosaïque) et le jeudi 4 avril à 20 h à Lons-Le-Saunier (Carcom). Entrée libre. Contact : 06 76 33 44 93.