Jura. Champagnole. Maladie de Lyme : une première dans la région

L’association Lymp’act organise une conférence exceptionnelle à Champagnole, réunissant deux des plus grands experts médicaux français.

644
La petite bête qui monte, qui monte et qui fait des centaines de milliers de victimes.

La maladie de Lyme se porte bien hélas, ainsi que les symptômes qui la caractérisent : érythème migrant après la morsure d’une tique, douleurs articulaires, arthrite rhumatoïde, troubles neurologiques, épuisement permanent, état grippal hors-saison, etc, etc. Un cumul parfois « très handicapant » selon le jurassien Benoît Chevrier, trésorier national de l’association Lym’pact (association d’information, de prévention et de soutien). Et si la maladie ne tue pas à coup sûr, certaines formes ou variantes peuvent se révéler très dangereuses, en dépit des dénégations d’une partie du corps médical. Très ancienne, mais encore très mal connue et invisible, cette pathologie est en effet selon Lymp’act prise en grippe par une grande partie des sociétés savantes et des immunologues français, qui rétorquent aux malades que c’est « dans la tête ». Une double peine pour ces derniers, confrontés à une errance médicale souvent prolongée avant de trouver les rares hôpitaux français où ils sont écoutés et soignés (Garche et Lannemezan par exemple).

Gare aux tiques dans votre jardin

De nombreux jurassiens sont malades ou sont des malades qui s’ignorent : vectrices de la maladie, les tiques affectionnent tous les endroits de nature chauds et humides, comme par exemple « le Pays des lacs » mentionne Benoît Chevrier. Mais aussi votre jardin ou vos tas de bois : « 30% des malades sont ainsi infectés à proximité de leur domicile » explique-t-il. Et puisque les traitements s’avèrent très imparfaits (antibiotiques, huiles essentielles, etc.), mieux vaut prévenir que guérir : « bien se couvrir, et utiliser des répulsifs qui marchent souvent très bien » conseille le trésorier de Lym’pact. En cas de piqûre, on peut aussi la noter dans un carnet de santé et consulter son médecin traitant. Alors que 67.000 nouveaux cas apparaissent chaque année en France, l’association souhaite frapper un grand coup pour informer les malades et leurs proches, mais aussi les professionnels de santé, ainsi que le grand public. Elle réunira donc prochainement deux des plus grands experts médicaux français pour une conférence inédite dans le Jura : Raouf Ghozzi et Hugues Gascan (lire encadré). Une conférence à ne pas louper…

Des spécialistes réputés

Raouf Ghozzi, médecin interniste à l’hôpital de Lannemezan (centre de compétence pour les maladies vectorielles à tiques) est aussi le président de la fédération française des maladies vectorielle à tiques (FFMVT) qui réunit malades, médecins et chercheurs. Il abordera entre autres les traitements possibles, les complications ou co-infections, etc.

Hugues Gascan est directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la maladie de Lyme. Il abordera la complexité des tests diagnostics et les perspectives de recherche dans ce domaine.

A suivre : conférence à Champagnole le samedi 29 février à 14h à l’Oppidum.

Inscription (5 €) : helloasso.com :https://www.helloasso.com/associations/association-lympact/evenements/conference-m-v-t-et-lyme-a-champagnole

Contact : www.lympact.fr / Facebook Lym’pact Jura