Maires, agriculteurs, chasseurs défendus par le préfet

Lors de ses vœux, Richard Vignon a mis à l’honneur ces corporations, en incitant par ailleurs les forces vives du Jura à l’optimisme.

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Ces voeux en préfecture ont été très suivis par les forces vives du Jura, dont une grand nombre de maires.

« Le pessimisme est affaire d’humeur, l’optimisme est affaire de volonté » : en citant Blaise Pascal, Richard Vignon, préfet du Jura, a encouragé lors de ses vœux les forces vives du Jura a « faire preuve de volonté ». Un jeu de mots reflétant un discours axé sur les points forts du département : l’économie « où le Jura se porte plutôt bien », avec un chiffre d’affaire 2019 de + 4,8% (par rapport à 2018) et avec pour corollaires un taux de chômage quasiment résiduel (proche de 6%), et un taux de pauvreté de 12% (3% moins élevé que le taux national).

Défenseur des corporations pointées du doigt…

A ce dernier sujet, il a mis en exergue le « plan pauvreté signé en 2019 avec le conseil départemental afin de passer d’un logique curative à une logique préventive ». Richard Vignon s’est aussi dit le défenseur de « deux corporations parfois pointées du doigt » : nos agriculteurs stigmatisés par « un agribashing stupide et injustifié », alors qu’ils font de réels efforts pour s’adapter aux nouvelles règles du jeu environnemental, et « les chasseurs participant à la préservation d’un équilibre fragile », ainsi que l’a prouvé la signature en 2019 d’un Schéma Départemental de Gestion Cynégétique.
En cette année d’élections municipales, le préfet ne pouvait conclure sans évoquer les maires du Jura : des maires aux multiples casquettes, « conseiller en urbanisme, assistant social, notaire, psychologue » a-t-il entre autres énuméré, une manière de leur témoigner que leur « engagement constitue le pilier de la cohésion sociale ». De nombreux maires avaient d’ailleurs pris part à ces vœux beaucoup plus suivis que l’an dernier, certains pour la dernière fois avant de raccrocher, d’autres avec l’espoir d’être réélus en mars 2020.
Pour conclure sur une note positive,  le représentant de l’Etat a assuré que la délinquance avait reculé en 2019, « avec toutefois un point noir sur les violences physiques ». Et il s’est bien gardé d’évoquer le sujet brûlant de la réforme des retraites…