Jura. LR3 : Rochefort remporte le derby grandolois

Au premier échelon du championnat régional, dans le groupe D dominé de la tête et des épaules par le C.C.S Val d'Amour-Mont-sous-Vaudrey, les deux promus grandolois semblent promis à différentes ambitions. D'ailleurs, le derby qui les a opposé dimanche dernier, a fait office de révélateur, à l'aube de cette seconde partie de saison.

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Plein d'opportunisme, le but de Cornu, inscrit peu avant l'heure de jeu, est venu concrétiser la domination des visiteurs.

 

Malgré quelques phases offensives intéressantes, Jura Stad n’est pas parvenu à scorer face à Rochefort.

Comme l’année dernière alors qu’ils occupaient les deux premières places de l’élite départementale, ce sont de nouveau les hommes de Sébastien Baïocco qui l’ont emporté face à Jura Stad, dimanche dernier à Damparis, pour le compte du derby grandolois de LR3.
Certes, toujours par la plus petite des marges (1 à 0). Mais cela a suffit à réaffirmer la ligne de démarcation qui à ce jour sépare les deux formations.
Jura Stad démarrait la partie pied au plancher, mais ne parvenait pas à trouver la faille.
Plein d’opportunisme, le but de Cornu, inscrit peu avant l’heure de jeu, est venu concrétiser la domination des visiteurs qui se sont avérés plus mordants, plus réactifs, plus combattifs. Tout simplement meilleurs que leurs adversaires du jour.
“On a joué avec nos qualités du moment : l’engagement, l’envie de bien faire. Mais on n’a pas été récompensé. En première mi-temps, on rate un face-à-face avec le gardien qui aurait du nous permettre d’ouvrir le score… Les joueurs de Rochefort ont fait preuve de plus de maturité et plus de réalisme que nous” résumait le coach jurastadiste Seydou Ndiaye, à l’issue de la rencontre.

Des trajectoires différentes

De son côté Sébastien Baïcco, livre une lecture quasi-similaire.
“La première mi-temps a été un peu terne. En deuxième, on s’est libéré : on marque, on aurait pu corser l’addition… Mais je retiens surtout le bon état d’esprit”.
Du coup, Rochefort flirte désormais à quelques unités du podium. Pendant que Jura Stad voit se profiler une seconde moitié de saison où il s’agira de répondre présent (notamment dans les confrontations directes avec les relégables) afin d’asseoir rapidement son maintien, et de ne pas se mettre en danger.
Face à cette perspective, l’entraineur rochefortin reste humble :
“Venir bousculer le haut du classement ? Je ne m’y attendais pas, mais je savais que l’on en était capable. Il ne nous a pas manqué grand chose dans les matchs joués contre les premiers, on a juste manqué d’un peu d’efficacité. Mais on ne doit pas oublier que l’on est promus, on apprend, certains n’ont jamais joué à ce niveau-là ! Et puis la trêve a occasionné des départs, des blessures, des indisponibilités. On sait qu’il ne faudra pas délaisser la B que l’on veut faire monter cette année. Cela dit, je souhaite que Jura Stad se maintienne. Il y a de la rivalité sur la terrain et c’est normal. Mais on s’apprécie, on se connait presque tous et on prend plaisir à se retrouver à la buvette à la fin du match. Ça aussi, c’est important” conclut-il.

L’habileté technique de Nicolas Da Fonseca (balle au pied) n’a pas suffit…

Pour Seydou Ndiaye, il est urgent d’enrayer la spirale négative :
“On n’est pas bien, ça fait quatre défaites consécutives que l’on encaisse, en quatre matchs joués. Il faut que l’on redresse la barre et pour cela, je ne vois qu’un seul moyen : une meilleure implication aux entrainements de la part des joueurs ! Car quand on se retrouve seulement une petite dizaine à l’avant-veille ou la veille d’un match capital, on ne peut pas prétendre à faire mieux en championnat régional. J’ai confiance en cette prise de conscience collective. C’est grâce à cela que nous pourrons figurer à la place qui nous revient lors des prochaines journées de championnat : dans le ventre mou, avec une marge d’avance confortable sur la ligne de flottaison de la relégation…”
Malheureusement, en l’état actuel d’une suspension totale de ses activités, nul ne sait quel sera l’avenir du football jurassien, au cours des semaines et des mois qui viennent.

Les bleus ont souvent été plus mordants, notamment sur le porteur du ballon.