L’OPH du Jura face à une situation tendue

Troubles de voisinage, nuisances sonores, interventions urgentes : autant de défis à relever sur un parc de 10.500 logements à travers le Jura.

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L'OPH du Jura (au centre, Eric Poli) héberge des soignants dans ses appartements.

Selon Eric Poli, son directeur général, le bailleur social a mis en place un plan de bataille face aux conséquences du Covid 19 et au confinement général :
« Mes équipes constatent la grande difficulté à vivre confiné en appartement, avec un accroissement des troubles de voisinage, associé à un manque réel de savoir-vivre (nuisances sonores, etc.) ». Une situation qui peut devenir un véritable enfer eu égard à la promiscuité forcée et permanente dans certains immeubles.
Par ailleurs, Eric Poli constate : « Cette période de confinement accroît les difficultés sociales et psychologiques d’une partie de nos locataires. Une permanence téléphonique dédiée a été mise en place pour sécuriser et aider chaque locataire en difficulté sur le département. Le plus souvent, ces derniers se trouvent en rupture sociale, familiale, etc. (170 appels par jour). Une activité minimum a aussi été conservée pour procéder aux interventions techniques (dépannage 24h/24 et 7 jours/7), et traiter les demandes de logements urgentes (150 appels par jour) ».
Du côté des gestes barrière, l’OPH Jura procède sur l’ensemble de ses immeubles (10.500 logements) « à la décontamination des parties communes pour limiter les risques de propagation.
Enfin, « nous proposons à l’hôpital de Lons le Saunier nos logements vacants pour les soignants, afin de faciliter leur logistique, et nous avons distribué des masques de protection aux pompiers du département ».