Le parc thermal va connaitre une deuxième vie

40 à 50% des arbres du parc des Bains sont condamnés selon l’ONF, un vaste plan de gestion pluri-annuel sera bientôt présenté, avec de profonds changements à la clé.

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Le parc de naguère ressemblait beaucoup plus à une forêt qu'aujourd'hui. Faut-il revenir un peu vers cet état "nature" ?

« Au moins 40% des arbres du parc des Bains ne seront plus viables selon l’ONF » : pour Geoffrey Visi , conseiller municipal au cadre de Vie à Lons, le vénérable poumon vert de la ville doit se réinventer. Plantés à sa création en 1894, de nombreux végétaux arrivent au terme de leur longue et majestueuse existence, comme l’immense allée de marronniers, qui constitue l’emblème du parc.
« Ces arbres plantés il y a 130 ans ont une durée de vie maximale estimée à 150 ans, certains sont en outre attaqués par des champignons, leur état sanitaire s’avère inquiétant ».
Idem hélas pour les deux immenses séquoias, victimes eux aussi de parasites. Autre nouveau paramètre pris en compte par la municipalité : « Le réchauffement climatique fait que certaines espèces ne semblent plus adaptées, comme les résineux, les cyprès, les thuyas », il faudra donc abattre et replanter autrement.

Récupérer l’eau de pluie pour arroser les végétaux

Geoffrey Visi et la ville souhaitent d’ailleurs intégrer aux allées, des caniveaux permettant de récupérer l’eau de pluie en sous sol pour arroser les végétaux. Cet aspect comme bien d’autres font l’objet d’un plan de gestion pluri-annuel (2023-2030) pour permettre au parc de muer, une mutation en douceur car les lédoniens y sont très attachés, chacun y a des souvenirs prégnants.
Présenté à la DRAC (puisque le parc est inscrit aux monuments historiques) « en mars ou avril » après concertation avec les usagers du lieu, ce plan devrait budgéter environ 1,8 million € pour entreprendre des travaux sur au moins 7 ans à partir de 2023. Avec quelques 500.000 € pour abattre et replanter de grands arbres, mais aussi favoriser la biodiversité. Outre des arbustes, des poneys pourraient arriver pour pâturer les prairies : « Ils n’arriveront pas tout de suite » prévient Geoffrey Visi, mais ils pourraient aussi faire le bonheur aux enfants en leur servant de montures. Pour renforcer l’attractivité du parc, les enfants pourraient disposer d’une nouvelle aire de jeux, près de la guinguette, qui devrait elle aussi bouger quelque peu.

L’allée des marronniers, emblème du parc Guenon, devra être abattue car elle arrive en fin de vie.

Une dimension “nature”

Autre changement : « les courts de tennis devraient quitter le parc » afin de rendre à celui-ci une dimension « nature ».
Le projet de l’ex municipalité de créer un skate-park de 400 m2 vers le jardin coréen est lui aussi abandonné. L’entrée du parc située face à notre agence, au carrefour de la Libération, devrait aussi « être redessinée » : exit le stationnement de voitures, place à une esplanade mêlant minéral et végétal avec peut-être un portail.
Une piste cyclable devrait également être aménagée dans le parc pour permettre une bonne cohabitation avec les piétons, tandis que le damier des allées sera restructuré.
Enfin des travaux hydrauliques devront restaurer en urgence la prise d’eau sur la Vallière, qui alimente pour partie les divers étangs. De profonds et gros changements qui offriront au parc une deuxième vie.