Lons : dernier débat budgétaire pour Jacques Pélissard

Fidèle à ses préceptes, le maire de Lons-Le-Saunier a mis en avant la maitrise des impôts fonciers, « pour la première fois inférieurs à la moyenne nationale ».

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Le carrefour des rues Schuman/Désiré Monnier, accidentogène, devrait enfin être aménagé.

Le débat d’orientation budgétaire  a permis au conseil municipal de tisser la trame de la cité pour l’année 2020. Et sans surprise, Jacques Pélissard a fait du Jacques Pélissard. Fidèle à son quadriptyque, le maire de Lons-Le-Saunier depuis 30 ans a mis en avant « une faible pression fiscale, des charges de fonctionnement maîtrisées qui permettent de financer des investissements près de deux fois plus importants que les villes de même taille (413 €/habitant contre 247 €/habitant), et un endettement de 754 € par habitant contre 1000 € en moyenne ».
Auxquels il a ajouté : « Pour la première fois depuis que je suis maire, la moyenne des impôts fonciers sera inférieure à la moyenne nationale ». Au niveau fiscal, aucune hausse n’a d’ailleurs été envisagée pour 2020. Jacques Lançon, adjoint en charge du développement durable a salué ce bilan « particulièrement agréable du point de vue de la gestion ».
L’opposition ne s’en est pas laisser compter et Thierry Gaffiot l’a ainsi interpellé : « Quel a été le fait majeur qui a animé la vie publique ces 11 derniers mois ? L’hôpital. Comment cela-a-il été traduit dans la politique municipale ? ».

7,74 millions € d’investissements

Pour sa dernière année de mandat, Jacques Pélissard et son équipe ont mis l’accent sur la voirie, avec 1,583 million € prévu : aménagement du carrefour Schuman/rue Désiré Monnier, aménagement ou rénovation des rues Gounod, Mouillères, Lilas, Lacuzon, etc. La transformation de la gare en pôle d’échange multimodal se taillera la part du lion avec environ 1 million € supplémentaire à la clé. L’ex-parc  Antier, véritable poumon vert inexploité pourrait vivre une seconde vie grâce à 579.000 €. Tandis que le jardin archéologique situé à côté de la médiathèque 4C pourrait enfin émerger grâce à 666.000 €, après d’interminables arguties avec le ministère de la défense (propriétaire des lieux).

De l’eau de pluie pour les sanitaires ?

A la faveur du débat sur le lotissement Beaujan, Jacques Pélissard a émis une nouvelle hypothèse concernant l’évolution de l’urbanisme : eu égard aux déficits hydriques récurrents, une citerne de récupération des eaux de pluie pour alimenter les W.C. pourrait devenir obligatoire pour toute construction nouvelle (quel que soit son emplacement).